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Slow

J’ai longtemps pas osé vous l’avouer. Mais je vous regarde souvent sur le dancefloor, et il faut bien le dire : parfois vous ne ressemblez à rien à vous secouer comme des chiens épileptiques, en agitant les bras, en remuant la tête, en roulant des épaules, en dandinant du cul.

Un peu de dignité, merde. Cette semaine, on profite d’être tous ou presque regroupés mardi à la Villette pour reprendre la danse sur de bonnes bases : le SLOW.
On choisit une partenaire, on se redresse, on se caresse, on se roucoule des pelles. On danse à deux, doucement.

On commence avec un standard du blues étiré et éthéré pour glisser sur le parquet ciré (collés-ciré ?). Par Monsieur Jaar qui sera à la tête du line-up de cette Excentric Night ; une bonne occasion de se faire enfin une idée de son talent en live, pour ceux qui n’ont pas pu le voir au Rex.

Nicolas Jaar – I Got A Woman

Et on poursuit avec Michael Mayer et Matias Aguayo qui couvrent Kylie Minogue pour une danse à trois. Body Language au ralenti. Step down and dance with me, yeah slow.

Michael Mayer + Matias Aguayo – Slow (Kylie Minogue cover)

Une invitation à gagner pour l’Excentric Night au 5 plus beaux slows laissés en commentaires. Je veux de la grâce et de la sensualité.

La Vie Moderne

La vie moderne me donne parfois l’impression de flotter tout en filant à 250km/h, désorienté et grisé.

Logo – La Vie Moderne (French Fries and Tony Senghore remix feat PiuPiu)

petite descente, grosse montée

un grand merci à Discovery Channel et à WeBecome pour cette belle journée entre mecs. L’occasion de partager avec vous une idée de l’homme :

« Quidquid luce fuit, tenebris agit – mais le contraire est vrai aussi. Ce que nous vivons en rêve, à condition que le rêve se répète souvent, finit par faire partie de l’Economie de notre âme, au même titre que les choses « réellement » vécues. Le rêve nous enrichit ou nous appauvrit, nous ajoute ou nous retranche un besoin, et finalement, même au grand jour, même aux instant de magnifique et suprême lucidité où notre esprit est le mieux éveillé, nous nous sentons tenus en lisières par les habitudes de nos rêves. Supposons qu’un homme ait souvent rêvé qu’il pouvait voler, et qu’il ait fini par croire qu’il peut et sait voler, que c’est non seulement son privilège, mais aussi son bonheur le plus personnel et le plus enviable, cet homme là, qui croit pouvoir exécuter à l’aide d’une légère impulsion toutes sortes de courbes et de voltes, qui connait le sentiment de je ne sais quelle légèreté divine, qui croit pouvoir « monter » sans tension ni contrainte, « descendre » sans condescendre ni s’abaisser, étranger qu’il est à la pesanteur, cet homme qui connait en rêve de telles aventures et de telles habitudes, comment ne donnerait-il pas au mot « bonheur », même à l’état de veille, une autre couleur et une autre signification , comment n’aurait-il pas une autre façon de désirer le bonheur ? Comparé a ce « vol », l’ « essor » décrit par les poètes lui paraitra certainement trop terrestre, trop volontaire, trop pesant.

(F. Nietzsche, Par de là le Bien et le Mal)

Stach’ up !

Arrêtez de croire qu’une moustache vous rendra beau comme Tom Selleck.
Arrêtez de croire qu’une moustache vous rendra intelligent comme Einstein.
Arrêtez de croire qu’une moustache vous rendra fort comme Hulk Hogan.
Arrêtez de croire qu’une moustache vous rendra aussi drôle et viril que Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle réunis.
Arrêtez de croire qu’une moustache vous rendra aussi créatif que Dali.
Arrêtez de croire qu’une moustache vous permettra de changer le monde comme le Che ou Martin Luther King.
Arrêtez de croire qu’une moustache vous rendra aussi sage que Gandhi.
Arrêtez de croire qu’une moustache vous rendra aussi inséparables que Dupont et Dupond.
Arrêtez de croire qu’une moustache fera de vous un musicien célèbre comme Lenny, Frank Zappa, Django Reinhardt, Freddy Mercury, Santana, Brassens ou Prince.
Arrêtez de croire qu’une moustache vous rendra aussi invulnérable qu’Astérix.
Arrêtez de croire qu’une moustache vous rendra aussi fou que Borat.
Arrêtez de croire qu’une moustache vous rendra aussi drôle que Chaplin.
Arrêtez de croire qu’une moustache vous permettra de sauver la princesse Peach.

Arrêtez de rêver.
Vivez le.

Devenez un homme, un vrai.
Donnez du style à votre lèvre supérieure,
Et venez militer avec nous pour la journée de l’Homme, vendredi (et faire la fête aussi).

MP3 : Fatlip – What’s up fatlip (Breakbot remix)

Moustache is the new cool

A la rue, à la joie

Nous sommes les hommes de la rue.
Nous arpentons le pavé toute la journée, à la recherche d’un coin de porte qui nous protège pour la nuit, en quête d’un fruit trop mûr oublié sur un marché, d’un reste de repas que vous auriez négligé. Nous marchons vers une vie meilleure ou pour fuir celle si terrible qui nous est offerte. Nous courons parfois devant la police, et souvent derrière vos calèches, dans l’espoir d’une pièce que vous lâcherez avec plus de dédain que de pitié. Nous nous courbons sur votre passage, un peu honteux c’est vrai, mais aussi parce que c’est bien la posture la plus habile pour tenter de vous dérober une bourse ou un bijou.
Nous sommes les clochards, les va-nu-pieds, les sans-abri, les sans-le-sou. Il n’y a bien que de noms dont nous ne manquons pas. Et de ruse, et d’astuce, et de ressource aussi. La ville est à nous bien plus qu’à vous, même si nous n’avons pas de titre de propriété. Nous y vivons jour et nuit, en savons tout, et la remplissons de nos cris.

Nous sommes les femmes de la rue.
Nous sommes le vice, l’envie, le désir et le plaisir. Nous sommes au fond de toutes les tavernes, et au coin de chaque rue. La ville est à nous bien sûr, puisque nous en tenons les murs, nonchalamment. Nous portons le verbe aussi haut que le jupon, pour vous faire rougir ou frémir, fuir ou durcir. Nous offrons nos charmes, mais juste à vos regards fuyants et à vos fantasmes cachés. Pour avoir un plus ample aperçu de nos talents, il vous faudra faire preuve de générosité. D’une très grande générosité, c’est le prix de notre chair, de notre chaleur, de nos soupirs, de nos râles, de nos compétences, et surtout de notre silence. Nous jouons à merveille du maquillage, du corset, de la langue, du rond de jambe et de la danse. Qu’importe l’artifice pour vous tourner la tête.
Nous sommes les putes, les traînées, les catins dites-vous. Mais nous sommes juste les filles de la rue. Les filles de Joie.

Nous sommes le Peuple de la Rue.
Et nous allons vous prouver le 16 octobre que nous sommes, malgré tout ce que vous pensez de nous, les meilleurs.

Nous sommes la WeBe Family, et nous serons les seigneurs du Bal des Canailles.

Tremblez, braves gens.

MP3 : Alexis HK – Nous sommes revenus
vidéo : Colette Renard – Les nuits d’une demoiselle

Supertramp !

Filles de Joie

Si vous désirez rejoindre la Famille Webecome, envoyez votre candidature à Papa ou Maman…

Marathon

Vendredi dernier, c’était prévu, je m’y étais préparé : ça allait être chargé.

Départ du Xe arrondissement à 16h30 sous le soleil pour rejoindre les Abesses. Sur le plan, ça ne fait pas très loin, mais la côte de 3e catégorie de la rue des martyrs me rappelle que je fume deux paquets de clopes par jour. J’arrive ruisselant et au bord de la crise d’asthme au Sancerre, où nos petits camarades de Folistar commencent à installer le matos. On finit la mise en place, et je prends les platines presque à l’heure. Musique estivale pour ravir un public nombreux composé principalement de poussettes, jeunes mamans, étudiantes encore en vacances, bobos-en-wifi, chômeurs, et de quelques potes branleurs qui ont réussi à arriver tôt, ainsi que de représentants de certains autres crews qui ne commencent leur set que plus tard.
J’ai récupéré mon souffle et le sourire, et j’attaque donc les pintes de Grolsch avec autant de soin que j’apporte au son (une pinte tous les 4 morceaux), avant de passer les platines à Seb, le boss de Folistar.

Seb / Folistar ©DVLS10

Je profite de son set depuis la terrasse en discutant avec les potes, avant d’aller faire un petit tour dans le quartier pour aller saluer la concurrence (Vice, OMS, Missive…). Ca commence tout doucement, et pour l’instant, le noyau central dont on fait partie semble le plus actif.
Retour au Sancerre alors que les rues et les terrasses commencent à bien se remplir. Même Michou, en Boss du quartier, fait son petit tour accompagné de sa cour.

Michouuuuuuuuuuuu !!! ©DVLS10

Milos Djukic / Clichey ©DVLS10

C’est désormais Milos Djukic qui a pris les platines, mais je ne vais pas pouvoir en profiter longtemps puisque je dois filer à Bastille pour le concert de Donso.
Dans ce sens-là ça va, c’est de la descente au moins jusqu’à République.

Concert énorme, le mélange électro-malien conquiert la salle, et le groupe finit le concert avec le même sourire extatique que le public. Grand moment de fraîcheur. Je suis déjà largement à la bourre, et pourtant je n’ai aucune envie que ça s’arrête, et aussi très envie de repartir très vite au Mali. Si vous voulez les découvrir, il faudra attendre les Transmusicales de Rennes, en décembre.

Pierre (aka Krazy Baldhead) / Donso ©DVLS10

Machines, Donso n'goni et Chant, le mélange magique ©DVLS10

Donso / Percus et guitare ©DVLS10

Fini de rigoler, je réattaque la montée vers les Abesses, toujours en vélo (mais avec l’ordi et la table de mixage en moins par rapport au premier trajet). J’atteins la butte juste avant 23h, et j’hallucine sur la marée humaine qui emplit la place et toutes les rues adjacentes. De la folie pure. Tous les bars ont déjà coupé le son, mais les gens ne bougent pas, tout le monde semble content de se retrouver là. On profitera d’ailleurs encore une bon bout de temps de la terrasse du Sancerre, pas pressés d’aller se frotter à la foule qui se presse à l’entrée de la Machine du Moulin Rouge. Les nouvelles variant assez peu, on décide même d’aller manger un morceau, en regardant la butte commencer à se vider petit à petit.
1h du matin, le ventre plein et l’enthousiasme débordant, malgré des échos toujours pessimistes de la porte de la Machine, on se met en chasse d’un bar accueillant. Peine perdue, la plupart sont bondés, les autres ferment, en amont comme en aval de Pigalle (à moins d’aller tenter du bar à entraineuse, mais ça fait un peu cher le verre). On perd progressivement une bonne partie de notre groupe, jusqu’à se décider, avec Flic, à tenter en duo notre chance à l’Elysée Montmartre pour l’anniversaire Ninja Tune, puisqu’il a deux places et que sa femme a déclaré forfait.
Mister Scruff est aux platines, les verres sont bien chargés, et on profite du spectacle une petite heure et demie avant que Flic n’abandonne sur un wizz-coke de trop.

Ninja Tune XX / Mr Scruff ©DVLS10

Je file vers la Machine. Il reste encore un peu de queue, mais j’arrive à me faufiler avec un peu d’aide, et je rejoins quelques potes pour boire des coups pas forcément nécessaires mais éminemment sympathiques. Je ne prends même pas le soin de faire le tour de l’établissement, on a Tekilatex sous les yeux, et ça suffit largement.

Tekilatex @ Grrrr Afterparty ©DVLS10

5h, fin de la seconde bouteille de vodka, certains évoquent Régine’s, d’autres un plat de pâtes dans un appart’ du quartier. Je choisis la seconde option, qui me parait beaucoup plus sage. Mais j’abandonne mes amis en chemin pour aller récupérer mon vélo. C’est à ce moment là que je me souviens que c’est l’heure du set d’Herbaliser à l’Elysée Montmartre. Hop, crochet rapide. Le videur m’explique qu’il ne laisse plus rentrer personne, mais appareil photo en main, je réplique que je suis là pour bosser, que si ça ne tenait qu’à moi je serais dans mon lit depuis longtemps, et qu’il n’a qu’à appeler son responsable. Il me croit, et je me délecte de 3/4h de set.

Ninja XX / Herbaliser ©DVLS10

C’est l’heure de rejoindre enfin mes potes, qui m’attendent autour d’un single malt qui me fait réaliser que j’ai largement dépassé mes AJRA (apports journaliers recommandés en alcool). J’avale quelques pâtes, et je file au lit, en remerciant le fixie qui m’ouvre le chemin sur la piste cyclable de Magenta (ma mise au point commence à être légèrement défaillante), et en me disant que c’est quand même dommage de n’avoir pas trouvé le temps de passer faire un tour à Oberkampf pour les 10 ans de Tigersushi.

Fin du marathon, et je peux vous le dire : c’est vraiment un sport de con.

Beck – Run Run Run (Velvet Underground cover)

Pe*Tanc

Tirer un trait sur le ballon. En faisant des lignes à la Pétanque.

C’est l’excellente idée qu’a eu WeBecomeAgency juste après la fin du tragicomique France-AfSud.

Rendez-vous dans un joli petit jardin caché dans le 9e arrondissement pour une pétanque-mojito. Du son estival en accord avec la météo distillé par Julia, des mojitos arrangés à volonté à grand coups de fruits frais par les barmen de Pampero, et des équipes surmotivées pour en découdre à coup de boule. Non sans au préalable avoir revêtu gants et combinaisons, puisque l’idée était de lancer des boules soigneusement enduites de peinture, afin de tenter d’imiter les lignes colorées de Tanc (qui fait aussi des lignes en boules, d’ailleurs, comme pour la très belle affiche de l’excellent festival de cinéma Européen Mamers en Mars). Pendant ce temps, Tanc peint des boules pour les gagnants (oui je sais c’est compliqué).

Boule de Tanc

Donc on joue sur toile, un verre à la main, on tente des trajectoires esthétiques et efficaces, on gère la dose de peinture et le dripping, on fait parfois des chefs d’oeuvre, à coup de fines lignes de couleurs qui se transforment en points gagnants.

Jurassic 5 Feat. Nelly Furtado – Thin Line