Archives de Tag: Shirley Bassey

Au chaud

Une petite pensée aujourd’hui pour tous ceux qui ont souffert de la neige.

À ceux qui ont travaillé dehors ;
À ceux qui ont marché, glissé, chuté, souffert ;
À ceux qui ont pris peur en scooter ;
À ceux qui se sont fait corriger à coup de boules de neiges ;
À ceux qui sortent à peine des embouteillages ;
À ceux qui dormiront au boulot sur la moquette de l’open space ;
À ceux qui n’ont pas vu que c’était beau.

Je vous envoie un peu de chaleur, en trois souffles musicaux.
Chaleureux, funky ou flamboyant, choisissez (ou pas)

Al Green – Light my Fire
Stevie Wonder – Light my Fire
Shirley Bassey – Light my Fire

make yourself comfortable

Art Lumettes

Aujourd’hui, je suis tombé en rade de briquet.

Y’en a qui trainent partout chez moi, et pas un qui fonctionne. J’ai été sauvé par une bête boite d’allumettes qui trainait dans ma cuisine (alors que j’ai même pas de plaques au gaz, va savoir, mais heureusement, parce que je ne me voyais pas allumer mes clopes sur les plaques vitrocéram ou dans le four de ma cuisinière).

C’est en frottant le petit bout de bois souffré que m’est revenu le souvenir d’un artiste que j’ai découvert il y a un peu plus de deux ans, à la faveur d’un improbable diner chez un riche collectionneur d’art de très bon goût. au milieu de son salon regorgeant de merveilles, j’ai été immédiatement attiré par une tête humaine accrochée au mur telle un trophée de chasse, criblée de quelques carreaux d’arbalète. Ce n’est qu’en m’approchant un peu que j’ai perçu la texture granuleuse de la peau. Voyant ma curiosité, mon hôte m’a expliqué que le trophée était intégralement constitué d’allumettes, et m’a parlé de son coup de coeur pour l’artiste : David Mach.

Le monsieur ne se limite pas aux allumettes, il recycle aussi pour ses sculptures des cintres, des dominos, ou tout ce qui lui tombe sous la main. Il ne se limite pas à la sculpture non plus, d’ailleurs. Mais ma préférence va aux cintres, qui constituent des personnages qui semblent à la fois puissants (comme des T1000 ou des silver surfers) et pourtant aggressés par un acupuncteur fou ; et surtout aux allumettes parce qu’elles générent immédiatement chez moi l’idée que l’oeuvre est fragile et ephémère, et aussi parce qu’elles sont une sorte d’écho, à une lettre près, à l’identité de l’artiste. Quand on s’appelle Mach, on pourrait passer le mur du son (ce qui m’aurait touché aussi, vous vous en doutez), mais on peu aussi chercher la source d’inspiration qui nous est la plus proche. Mach & Matches match.

En toute logique, une petite sélection pyromaniaque de reprises du tube des Doors, qui tend à prouver que le recyclage marche aussi très bien en musique.

Al Green – Light my fire

Stevie Wonder – Light my fire

Shirley Bassey Meets Booster – Light my fire

un gorille en allumettes, c'est plus fun qu'un tour eiffel, non ?

gorille toujours, mais en cintres

Femmes

les femmes ne sont pas comme nous. Elles ne savent pas lire une carte, elles poussent des petits cris aigus, elles tirent les cheveux, elles ont les pieds froids.
Bref, une femme, en gros, ça sert pas à grand chose (pour voyager, se bastonner, se réchauffer, au moins).

Mais il y a une chose qui est pas mal chez les femmes, au moins certaines d’entre elles, c’est la voix. Pas juste pour dire « à table » ou « j’ai plus rien à me mettre », simplement pour induire une sieste ou envelopper un groove. Parce que la femme de qualité a un organe (ce qui n’en fait pas tout à fait un homme pour autant).
Izia par exemple a, malgré son jeune âge, un organe qui arrive à tirer des larmes de bonheur à pas mal de testosteronés de mes amis. Y’en a d’autres, hein, mais il faut avouer qu’on a un peu perdu en niveau général depuis que ces demoiselles oublient leur qualités premières : douceur, profondeur, variété (comme on dit dans les films spécialisés).
C’était mieux avant en fait, à l’époque où les femmes étaient des Divas. Pas en se faisant désirer, en s’offrant body and soul à la musique, en vibrant d’Amour transi, tragique ou trahi.

La preuve avec Elle, Ella.

Ella Fitzgerald – The one I love (belongs to somebody else)

Ella Fitzgerald, Copenhagen April 1970

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et si vous aimez les voix de femmes, l’excellent Adam Weatherhead s’est fendu d’un très beau podcast à leur gloire. N’hésitez pas à visiter son blog, il a plein d’autres pépites dans les poches, le Monsieur.

Pour les fainéants, c’est là : 44 minutes et 21 secondes de ravissement.

Merci les filles.