Archives de Tag: Ping Pong

la fessée dominicale

Tout s’est passé comme prévu.
Une après-midi pas tout à fait ensoleillée mais clémente,
Un championnat de France de Tournante surexcité,
Et une leçon de son toute la nuit avec notre carré magique :
Reboot, Oxia, S.M.A.L.L, Clément Meyer.
Merci à eux, merci à vous, c’était fou.

Prochaine Terrassa dimanche prochain, Miss Kittin et Laurent Garnier.
Entrée uniquement sur préventes, sur Digitick.

4 claques = 4 merci + ONE LOVE

Le bruit de la balle

te rendra fou.
La course autour de la table
te donnera le vertige.

Jusqu’à ce que tu chutes.

La tournante est un sport de très haut niveau.
Comme la nuit qui suivra.

Aujourd’hui 15h30, sur la Péniche Concorde Atlantique.
Pour savoir qui de toi et moi sera Champion de France.

Daisy daisy – Michelle plays ping pong (vicarious bliss match point remix)

 

SunnyDay

Ca fait 15 jours que tu nous saoûles avec la pluie.

Dimanche il fait beau, enfin. Alors tu souris, et tu viens passer l’après-midi au soleil sur la péniche pour la Terrassa.
Au manettes pour l’après midi, Giselle Records : Paracetamol pour soigner ta gueule de bois et le Poney Club Orchestra pour faire un peu d’exercice.
La musique se mêlera aux clameurs du tour de France qui arrive sur les Champs. Et vu que tu t’en fous du vélo, tu mettras plutôt sa misère à Fil au Ping Pong, c’est le Championnat de France de Tournante, rien que ça. On boira le magnum de rosé de ta victoire en mangeant un bon petit plat de chez Cocotte. On regardera le soleil se coucher sur le Grand Palais en buvant un mojito mangue-fraise. Tu resteras un tout petit peu pour danser dans la cale, pas tard. Mais vu que Reboot, Oxia, S.M.A.L.L. et Clement Mayer vont se succéder toute la nuit, on se retrouvera, sans même s’en être rendu compte et sans s’être arrêtés de danser une seule seconde, sur le quai au petit matin. Et tu prendras ton lundi. Et on s’en foutra qu’il pleuve à nouveau, parce qu’on aura kiffé.

Terrasse avec vue ©DVLS11

A FOND de cale ©DVLS11

Tins, on est déjà lundi... ©DVLS11

à dimanche, 15h.

 

Ninja Warriors XX

Impossible pour moi d’aller célébrer les 20 ans de Ninja Tune autrement qu’avec un ami de 20 ans, puisque les deux sont indissociablement liés.
C’est donc Flic que j’ai retrouvé, accompagné de quelques bières, d’une pizza et d’une bouteille de Montepulciano, histoire de se réchauffer un peu après avoir pris la pluie froide qui s’abattait sur Pigalle.
On arrive à la Machine du Moulin Rouge vers 23h. Kid Koala que nous attendons avec impatience ne sera pas aux platines avant une bonne heure et demi, et nous en profitons pour faire un peu le tour des salles. C’est pour l’instant les tauliers qui maîtrisent les lieux, puisque les deux patrons du label (et moitiés de Coldcut) se partagent la salle principale et le sous-sol. On fait plusieurs fois le tour du propriétaire, et plusieurs passages au bar mais pas trop puisque Flic a la riche idée de commander dès la première tournée des pintes de Vodka-tonic, qui annoncent bien son état d’esprit.

Jonathan Moore / Coldcut ©DVLS10

Ninja Girl ©DVLS10

Fin du set de Jonathan Moore dans la salle principale. L’équipe de Ping-Pong, Oof en tête, débarque sur la scène avec un gâteau, pendant que Kid Koala balance un son d’anniversaire. On sent le plaisir que les deux anglais ont à être là, dans ce pays qui a été si réceptif à leur travail pendant vingt ans, aux côtés de cette équipe qui a largement contribué à leur rayonnement en France.

Happy 20, Masters ! ©DVLS10

Matt Black / Coldcut ©DVLS10

Et Kid Koala reste seul sur scène. En costume de Koala, ouais mec. Une énorme hoodie en peluche bicolore avec deux grandes oreilles. Et sa tête au milieu, et toujours cet inextinguible sourire. Et toujours cette virtuosité. Et toujours ce groove évident et permanent. Il lui suffit de deux scratches pour se mettre la salle dans la poche en (ah non pardon, c’est pas un kangourou, j’ai confondu). Le set entier n’est qu’un grand moment d’énergie et de bonheur partagé. Trop court à mon goût puisque ça fait des années que je n’avais pas eu l’occasion de le voir en live, et que quelques uns de mes morceaux fétiches ont manqué à la performance.

Happy as a Koala ©DVLS10

Tout le monde les papattes en l'air ! ©DVLS10

On enchaîne ensuite sur un nouveau tour de salles, pour finir par atterrir au bar du haut, où une foule compacte danse sous les ordres d’un jeune DJ. Ca regorge d’énergie, de sourires et de connerie. On y passera un bout de temps, à faire des aller-retours entre le bar et le petit podium, avec juste quelques pauses pour aller prendre l’air sur l’escalier qui domine la grande salle, où c’est maintenant Four Tet qui balance un son excellent, mais qui ne suffit pas à nous faire redescendre de notre petit havre de connerie. Connerie qui continue à monter avec régularité, un peu comme la fatigue et la vodka-to dans le corps frêle de Flic qui évoque l’idée de déclarer forfait. Je suis moi-même un peu à cours d’élocution, donc d’arguments, mais heureusement le DJ a la bonne idée de balancer « Barbra Streisand », qui renvoie automatiquement Flic sur le dancefloor, et lui regonfle les batteries pour un bon moment. Il ne connaissait pas le morceau de Duck Sauce, et perso je ne l’avais encore jamais entendu en live, je suis définitivement conquis par son efficacité.

Ninja Skin ©DVLS10

4h. Flic tente une nouvelle fois de me pousser vers la sortie. J’accepte, mais à condition de passer par la salle principale, où une espèce de sosie de Kid Koala au rabais prend possession des platines à la suite de Four Tet. On jette un regard curieux, et il nous suffit de quelques secondes pour nous rendre compte que ça va envoyer du super lourd. Evidemment, puisqu’en fait, c’est DJ Kentaro. A partir de là, je ne me souviens plus très bien des détails, à part qu’il y avait beaucoup de sueur, beaucoup de sauts dans tous les sens, des gens qui dansaient sur scène, et des sourires extatiques plein la salle.

DJ Kentaro ©DVLS10

Booyaka ! Booyaka ! ©DVLS10

Impossible de partir avant 5h 1/2 du mat’. 6 heures de danse non stop, 6 heures de rigolade, 6 heures d’énergie. On n’a peut-être plus l’age, mais il fallait bien ça pour fêter dignement les 20 ans de Ninja Tune.