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Marathon

Vendredi dernier, c’était prévu, je m’y étais préparé : ça allait être chargé.

Départ du Xe arrondissement à 16h30 sous le soleil pour rejoindre les Abesses. Sur le plan, ça ne fait pas très loin, mais la côte de 3e catégorie de la rue des martyrs me rappelle que je fume deux paquets de clopes par jour. J’arrive ruisselant et au bord de la crise d’asthme au Sancerre, où nos petits camarades de Folistar commencent à installer le matos. On finit la mise en place, et je prends les platines presque à l’heure. Musique estivale pour ravir un public nombreux composé principalement de poussettes, jeunes mamans, étudiantes encore en vacances, bobos-en-wifi, chômeurs, et de quelques potes branleurs qui ont réussi à arriver tôt, ainsi que de représentants de certains autres crews qui ne commencent leur set que plus tard.
J’ai récupéré mon souffle et le sourire, et j’attaque donc les pintes de Grolsch avec autant de soin que j’apporte au son (une pinte tous les 4 morceaux), avant de passer les platines à Seb, le boss de Folistar.

Seb / Folistar ©DVLS10

Je profite de son set depuis la terrasse en discutant avec les potes, avant d’aller faire un petit tour dans le quartier pour aller saluer la concurrence (Vice, OMS, Missive…). Ca commence tout doucement, et pour l’instant, le noyau central dont on fait partie semble le plus actif.
Retour au Sancerre alors que les rues et les terrasses commencent à bien se remplir. Même Michou, en Boss du quartier, fait son petit tour accompagné de sa cour.

Michouuuuuuuuuuuu !!! ©DVLS10

Milos Djukic / Clichey ©DVLS10

C’est désormais Milos Djukic qui a pris les platines, mais je ne vais pas pouvoir en profiter longtemps puisque je dois filer à Bastille pour le concert de Donso.
Dans ce sens-là ça va, c’est de la descente au moins jusqu’à République.

Concert énorme, le mélange électro-malien conquiert la salle, et le groupe finit le concert avec le même sourire extatique que le public. Grand moment de fraîcheur. Je suis déjà largement à la bourre, et pourtant je n’ai aucune envie que ça s’arrête, et aussi très envie de repartir très vite au Mali. Si vous voulez les découvrir, il faudra attendre les Transmusicales de Rennes, en décembre.

Pierre (aka Krazy Baldhead) / Donso ©DVLS10

Machines, Donso n'goni et Chant, le mélange magique ©DVLS10

Donso / Percus et guitare ©DVLS10

Fini de rigoler, je réattaque la montée vers les Abesses, toujours en vélo (mais avec l’ordi et la table de mixage en moins par rapport au premier trajet). J’atteins la butte juste avant 23h, et j’hallucine sur la marée humaine qui emplit la place et toutes les rues adjacentes. De la folie pure. Tous les bars ont déjà coupé le son, mais les gens ne bougent pas, tout le monde semble content de se retrouver là. On profitera d’ailleurs encore une bon bout de temps de la terrasse du Sancerre, pas pressés d’aller se frotter à la foule qui se presse à l’entrée de la Machine du Moulin Rouge. Les nouvelles variant assez peu, on décide même d’aller manger un morceau, en regardant la butte commencer à se vider petit à petit.
1h du matin, le ventre plein et l’enthousiasme débordant, malgré des échos toujours pessimistes de la porte de la Machine, on se met en chasse d’un bar accueillant. Peine perdue, la plupart sont bondés, les autres ferment, en amont comme en aval de Pigalle (à moins d’aller tenter du bar à entraineuse, mais ça fait un peu cher le verre). On perd progressivement une bonne partie de notre groupe, jusqu’à se décider, avec Flic, à tenter en duo notre chance à l’Elysée Montmartre pour l’anniversaire Ninja Tune, puisqu’il a deux places et que sa femme a déclaré forfait.
Mister Scruff est aux platines, les verres sont bien chargés, et on profite du spectacle une petite heure et demie avant que Flic n’abandonne sur un wizz-coke de trop.

Ninja Tune XX / Mr Scruff ©DVLS10

Je file vers la Machine. Il reste encore un peu de queue, mais j’arrive à me faufiler avec un peu d’aide, et je rejoins quelques potes pour boire des coups pas forcément nécessaires mais éminemment sympathiques. Je ne prends même pas le soin de faire le tour de l’établissement, on a Tekilatex sous les yeux, et ça suffit largement.

Tekilatex @ Grrrr Afterparty ©DVLS10

5h, fin de la seconde bouteille de vodka, certains évoquent Régine’s, d’autres un plat de pâtes dans un appart’ du quartier. Je choisis la seconde option, qui me parait beaucoup plus sage. Mais j’abandonne mes amis en chemin pour aller récupérer mon vélo. C’est à ce moment là que je me souviens que c’est l’heure du set d’Herbaliser à l’Elysée Montmartre. Hop, crochet rapide. Le videur m’explique qu’il ne laisse plus rentrer personne, mais appareil photo en main, je réplique que je suis là pour bosser, que si ça ne tenait qu’à moi je serais dans mon lit depuis longtemps, et qu’il n’a qu’à appeler son responsable. Il me croit, et je me délecte de 3/4h de set.

Ninja XX / Herbaliser ©DVLS10

C’est l’heure de rejoindre enfin mes potes, qui m’attendent autour d’un single malt qui me fait réaliser que j’ai largement dépassé mes AJRA (apports journaliers recommandés en alcool). J’avale quelques pâtes, et je file au lit, en remerciant le fixie qui m’ouvre le chemin sur la piste cyclable de Magenta (ma mise au point commence à être légèrement défaillante), et en me disant que c’est quand même dommage de n’avoir pas trouvé le temps de passer faire un tour à Oberkampf pour les 10 ans de Tigersushi.

Fin du marathon, et je peux vous le dire : c’est vraiment un sport de con.

Beck – Run Run Run (Velvet Underground cover)

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Le top 3 des Stars de la World Cup

Si on fait exception de rares surprises, blagues, déculottées ou matches haletants (il y en a eu, mais bien peu), on s’est quand même bien fait chier sur les poules, faut admettre.

Voici donc le top trois des trucs qui ont réussi à nous réveiller en coupe du Monde.

Prix spécial du jury, numéro 4 mais pas loin du podium : Diego el Dies. Empereur des interviews, dézingueur d’icônes. Lui, il a le droit d’être un ancien cocaïnomane, d’être le champion toutes catégories du but de la main, et surtout de dire « sucez-moi tous la bite » après la qualification de son équipe, il ne risque pas de se faire convoquer par son président.

Number Three :

Le ballon. Celui avec lequel on marque, en tous cas celui avec lequel on devrait. Presque !!!! La faute a ces foutues trajectoires flottantes, improbables, imprévisibles. Pourtant, il n’a jamais été aussi rond, ce ballon. D’ailleurs c’est des machines qui le fabriquent, les p’tits pakis ils ne savent pas faire des ballons vraiment ronds à croire qu’ils n’ont jamais fait d’études.

Numéro Dos

Le Vuvuzela. Je ne vais pas me répéter sur le sujet, ce serait déjà le début d’une cacophonie.

And the Winner is :

L’Equipe de France, et sa palette d’émotions. Du rire, des tensions, des larmes, de la haine. On remerciera bien evidemment les autres de n’avoir pas été brillants sur le terrain et de nous permettre d’exister juste en gesticulant. On se complaira de la qualité du scénario de l’échec total, achevé, attendu. On soupirera d’avoir réussi à finaliser le spectacle avant que l’Italie, Championne du Monde en titre, ne nous vole la vedette en se faisant sortir comme à nos plus belles heures coréennes.

Vous je ne sais pas, mais moi j’attends simplement le début des 1/8e et des matches à élimination directe. On se délectera d’un spectacle sans calcul. On espèrera un vainqueur flamboyant.

Du plaisir pur, du football tout simple. Sans attente, sans honneur, sans aigreur, sans haine. Et surtout sans jugement.

Mais je vous rassure, je garde un goût amer dans la bouche. Encore plus quand je caresse le ballon qu’on m’a offert : un de ceux qui ont servi au match France-Afsud, un de ceux qui aurait dû servir à nous qualifier.

Fail, Fight, Strike : nothing is impossible

Jabulani, sur le podium

Match 34