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Le top 3 des Stars de la World Cup

Si on fait exception de rares surprises, blagues, déculottées ou matches haletants (il y en a eu, mais bien peu), on s’est quand même bien fait chier sur les poules, faut admettre.

Voici donc le top trois des trucs qui ont réussi à nous réveiller en coupe du Monde.

Prix spécial du jury, numéro 4 mais pas loin du podium : Diego el Dies. Empereur des interviews, dézingueur d’icônes. Lui, il a le droit d’être un ancien cocaïnomane, d’être le champion toutes catégories du but de la main, et surtout de dire « sucez-moi tous la bite » après la qualification de son équipe, il ne risque pas de se faire convoquer par son président.

Number Three :

Le ballon. Celui avec lequel on marque, en tous cas celui avec lequel on devrait. Presque !!!! La faute a ces foutues trajectoires flottantes, improbables, imprévisibles. Pourtant, il n’a jamais été aussi rond, ce ballon. D’ailleurs c’est des machines qui le fabriquent, les p’tits pakis ils ne savent pas faire des ballons vraiment ronds à croire qu’ils n’ont jamais fait d’études.

Numéro Dos

Le Vuvuzela. Je ne vais pas me répéter sur le sujet, ce serait déjà le début d’une cacophonie.

And the Winner is :

L’Equipe de France, et sa palette d’émotions. Du rire, des tensions, des larmes, de la haine. On remerciera bien evidemment les autres de n’avoir pas été brillants sur le terrain et de nous permettre d’exister juste en gesticulant. On se complaira de la qualité du scénario de l’échec total, achevé, attendu. On soupirera d’avoir réussi à finaliser le spectacle avant que l’Italie, Championne du Monde en titre, ne nous vole la vedette en se faisant sortir comme à nos plus belles heures coréennes.

Vous je ne sais pas, mais moi j’attends simplement le début des 1/8e et des matches à élimination directe. On se délectera d’un spectacle sans calcul. On espèrera un vainqueur flamboyant.

Du plaisir pur, du football tout simple. Sans attente, sans honneur, sans aigreur, sans haine. Et surtout sans jugement.

Mais je vous rassure, je garde un goût amer dans la bouche. Encore plus quand je caresse le ballon qu’on m’a offert : un de ceux qui ont servi au match France-Afsud, un de ceux qui aurait dû servir à nous qualifier.

Fail, Fight, Strike : nothing is impossible

Jabulani, sur le podium

Match 34

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Lettre d’Amour aux joueurs de Vuvuzelas

Cher vuvuzelophile,

J’admire l’énergie que tu mets à souffler dans ta petite corne en plastique.
J’adore la joie très simple que te procure cet instrument pas cher (j’espère que c’est le cas, sinon tu t’es bien fait enfler).
Je suis bluffé de ta capacité à rester focalisé sur la production permanente de son aux dépends de toute conversation avec tes voisins de stade, de toute attention sérieuse au match, et donc de toute réelle émotion face au jeu.
J’envie ton mépris de tout ce temps que tu pourrais passer à boire des bières au soleil puisqu’elles sont autorisées dans les stades Sud-Africains ; ton implication totale dans la recherche pure de l’ivresse mystique bien connue des sonneurs de trompe suisses ou népalais.

Je ne vois pas comment te jeter la pierre, j’ai moi même éprouvé ce plaisir de l’hyperventilation jusqu’à l’ivresse. Enfin presque.

C’était à Noël, j’avais 4 ans, et j’étais pas loin de mon premier nirvana psychotropique vu qu’en même temps que je soufflais dans mon petit sifflet en plastique (mes parents avaient déjà arraché le corps d’escargot de la langue de belle-mère que je passais mon temps à leur fourrer dans l’oreille ou dans le nez), je tournais sur moi même comme un derviche.

C’est con un derviche, ça voit pas du tout la baffe arriver. Et vu que ça tourne vite, ça empêche l’assaillant de bien viser, donc au lieu d’un avertissement sonore et rougeoyant sur mes très jolies joues (c’est mémé qui l’a dit en les pinçant quand je suis arrivé), ben ça a atteint le sifflet juste au moment ou je reprenais ma respiration.
Donc le sifflet, il est parti comme un missile de Govou, sauf qu’au lieu des tribunes, il est allé au fond de ma gorge.
Au début j’ai chialé, parce que ça m’a fait un peu mal, la baffe, et que j’étais pas très content qu’on m’ai volé mon sifflet.
Ensuite ça m’a fait marrer, parce que quand je respirais, ça continuait à faire « coin coin » tout au fond de ma gorge, et que plus personne n’osait me mettre de claque. Au contraire, toute la famille a voulu m’emmener à l’hôpital.
Moi quand j’ai entendu « hôpital », j’ai décidé de faire « pin-pon pin-pon » avec mon sifflet pendant tout le trajet, genre on dirait qu’on aurait une ambulance. Mais là je me suis rendu compte que j’arrivais pas à parler normalement, et donc à demander à Papa s’il avait un gyrophare. Et ça m’a fait un peu peur, parce que je me suis imaginé que j’allais peut-être couiner comme ça toute ma vie.

À l’hôpital, la gentille Madame Docteur m’a écouté le sifflet, avec l’espèce de walkman en plastoc tout pourri qu’ils ont, là. Et puis elle m’a fait des photos du dedans, mais pas comme pour grand-mère, juste avec un appareil photo qui déshabille. Et elle a dit qu’il avait pris le bon chemin, qu’il était trop loin pour « tenter l’extraction », et qu’il sortirait par les voies naturelles.
Moi je ne connaissais pas les voies naturelles à l’époque. Mais j’ai découvert le lendemain. C’est franchement pas agréable, surtout le petit rebord du bout du sifflet (le plus large) qui est un peu coupant mais je vous épargne les détails.

Les patrons du PSG m’ont demandé de ne jamais être violent, donc je refuse de satisfaire le désir de centaines de milliers de personnes sur Facebook qui réclament que je vous le fourre dans les voies naturelles. Parce que moi je sais ce que ça fait, un peu.

Je me contenterai de me souvenir de l’enfant insouciant et heureux que j’étais à Noël, et je vous offrirai un cadeau.

Je vous invite à un concert en Bulgarie, pour vous apprendre un peu les subtilités de la musique et du son. Une place de choix. Mieux que le premier rang ou les backstages. Carrément accroché bien serré à la façade du mur d’enceintes à côté de la scène. Pendant que quatre des plus grands groupes de Rock du Monde vous offriront tous leurs tubes.
Vous allez fondre de bonheur (comme vos tympans) et de fierté en assistant à ce moment unique : le concert commun de Metallica, Slayer, Megadeath et Anthrax. En plus je suis certain que ce sera dans un grand et beau stade.

Le plus dur pour moi dans tout ça, c’est que j’en suis à rêver que les Rosbifs soient en finale. Parce que c’est la garantie d’un stade intégralement rempli de supporters qui se foutent des Vuvuzelas parce qu’ils connaissent une multitude de chants par coeur, un pour chaque émotion ou chaque occasion, qui ont la capacité physique de les chanter pendant 90 minutes sans autres arrêts que ceux nécessaires au rafraîchissement de leur organe à l’aide de Lager locale, et qui vivent pleinement le match que certains auront payé un, voire deux ou trois mois de salaire au marché noir. Jusqu’à passer l’intégralité du temps additionnel à pleurer de joie en entonnant leur chants préférés.

Et dans mon rêve, Robin Leproux est dans le Stade. Il réalise enfin ce à quoi sert un public, une tribune, une ferveur, et nous écrit le jour même une jolie lettre pour s’excuser et me rendre mon Stade. Ma place. Ma voix. Et mes rêves.

End of the Game

Dernier match de la saison en tribune.
Peut-être le dernier tout court.
Je ne suis pas sûr d’avoir envie de revenir dans un Parc vide de chants pour supporter une équipe sans âme.
Le Club menace de vider les deux tribunes populaires, celles qui chantent, celles qui se répondent et rendent Paris magique, celles qui, aux dires de Léonardo, « font respirer le stade ». Deux tribunes entières, karchérisées plutôt que de  vouloir gérer quelques poignées d’agités bien connus de tous.
C’est la fin de 25 années de souvenir, dont 12 fidèlement rivé à Auteuil.

Le PSG se suicide, s’autodétruit ou se mutile, victime de sa mauvaise réputation.
On ne faisait pourtant de tord à personne.
On était juste les ultras de la Capitale,
Et notre ferveur était inébranlable.

Georges Brassens – La mauvaise réputation

En guise d’adieu à ces 12 ans de ferveur et de chants à s’époumoner jusqu’à en tomber d’hyperventilation, un petit best of de mes plus grands tubes de tribune. et les dernières images d’Auteuil.

Sunset Parc ©DVLS10

On Stage with Auteuil ©DVLS10

En-chanter le Parc ©DVLS10

c'est con j'aimais bien la vue ©DVLS10

et maintenant une petite dédicace personnelle

oui c'est à toi que je parle ©DVLS08

23

La préoccupation majeure de la France aujourd’hui, le sujet qui va occuper le 20h de TF1 ce soir, et les commentaires de la moitié de l’hexagone pour le mois à venir, c’est LA liste.

Hasard horoscopique ? Après sa demande en mariage un soir de finale perdue, Coach Raymond a cette fois-ci choisi la St Estelle pour annoncer le choix de ses 23 poulains (ou chèvres, selon l’avis de chacun) pour l’Afrique du Sud.

23 joueurs qui vont devoir vivre, se battre, souffrir, gagner, ensemble, les uns avec les autres, les uns pour les autres.

Avec le secret espoir de voir enfin naître, de ce groupe aux individualités indéniablement talentueuses, une équipe qui nous fasse rêver.

Jurassic 5 – Sum of Us

Remember 2006, ©DVLS