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Bottes en Seine

J’avais décidé de ne faire qu’un seul des trois jours du festival, et de choisir le premier. Merci à Tom pour l’invitation.

Le festival approchant, l’impatience est montée, en même temps que l’inquiétude : que nous réserverait la météo cette fois-ci ? La pluie menaçait, le vendredi donna lieu à une chasse au poncho, aux bottes et à toute protection utile contre la pluie.

La pluie, je l’ai prise en scooter, sur la route, dans la figure. Mais elle avait cessé avant même que je ne me gare. Et c’est des pelouses à peine humides que je foulais à 17h. Pile à l’heure prévue dans mon programme.
Première bière et montée en température devant Herman Dune. On se détend, on commence à osciller, à dodeliner.
On enchaine avec CSS sur la grande scène. Ca groove, ça rigole, la foule déjà massive se laisse joyeusement emporter par la musique. Et c’est un public tout chaud que récupèrent The Kills. Ils font le boulot, mais loin de la folie de certaines de leurs performances passées.
Retour à la scène de la Cascade pour enchainer avec General Elektriks. Un tourbillon de bêtise, de sauts dans tous les sens, de sons ronds, acides, ou incongrus. Le clavier m’emporte, le vibraphone me fascine, la guitare me rend fou. Je danse, heureux, entouré de mes potes et d’un public hilare.
La fraîcheur tombe sur le site à la fin du concert, c’est l’heure de manger un morceau, entre deux passages curieux chez Yuksek et chez les Foo Fighters. Rien d’inoubliable ni d’un côté ni de l’autre à mon goût, je garde mes dernières forces pour les concerts finaux.
Paul Kalkbrenner prend d’assaut la scène de la Cascade, en déchainant des basses surpuissantes. Il lui faut à peine 3 morceaux pour exaucer mon voeu, celui d’entendre Altes Kamuffel. Mais il fait même beaucoup mieux que ça : il joue son morceau phare mélangé à Square 1, un autre de ses tracks les plus envoutants. On entend à peine quelques mesures revenir discrètement pendant de longues minutes, avant que la foule n’explose quand le morceau démarre en grand. On profite pleinement de l’énergie, avant de courir vers la scène où Death in Vegas a commencé depuis 1/4 d’heure. Un morceau s’étire, éthéré et hypnotique, à la limite de l’électro, puis nourri d’un larsen de guitare interminable, et transformé par la batterie. La pluie tombe à nouveau, doucement, comme pour nous rappeler gentiment qu’elle nous aura finalement laissé tranquille tout au long de ce voyage sonore. Je m’abandonne définitivement, conquis, pendant presque une heure.

J’ai pris mon pied. En bottes. Et visiblement j’étais pas tout seul. C’était sauvage et humide.

Kim – Wet ‘n Wild (Riot In Belgium Remix)

Shoot the boot ! (click to enlarge)

Ce soir c’est relâche et repos. En prévision d’un dimanche de fou tout l’après-midi et toute la nuit à la Terrassa.

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Festival !

Ca faisait longtemps que je n’avais pas fait un festival. En dehors de Calvi je veux dire. Un vrai festival, avec de la boue, de la bière, et plusieurs scènes qui obligent à courir de l’une à l’autre pour ne rien rater de sa sélection. Direction Rock en Seine aujourd’hui.

Un festival réussi, c’est avant tout une organisation sans faille :

– des bottes en plastique pour patauger joyeusement dans la boue. Voire pour patauger dans la bière quand un de vos potes un peu con passe les concerts à vous vider ses pintes dans les bottes.

– un parapluie, on ne sait jamais. Ou un poncho, qui sert à la fois à se protéger des grosses averses, à s’asseoir dans la boue, et même à se planquer un peu pour rouler tranquille.

– un T-shirt cool. On évitera de porter celui d’un groupe présent au festival, trop groupie. J’hésite aussi sur le « Ride live à Reading 1992 », ça fait un peu vieux con vu que ça risque d’être l’année de naissance d’une bonne partie des festivaliers. Porter le T-shirt de calvi dans la boue c’est péché. Je me plongerai dans mon dressing au dernier moment, on verra bien.

– des potes. Parce qu’un festival tout seul, c’est pas vraiment un festival.

et surtout une bonne analyse de la programmation, pour optimiser son programme de déplacement. Pour moi aujourd’hui ce sera

– un démarrage à 17h35 avec Herman Dune, que je n’ai pas vus depuis longtemps et que j’ai ratés à Calvi cet été pour cause de barbecue tardif. Parfaite mise en jambe accompagnée d’une première bière.

– on enchaine a18h25 avec CSS. Montée dans l’énergie, et certainement une bonne présence scénique.

– 20h, The Kills enchaine sur la même scène (la grande). Le duo devrait envoyer du bon, du lourd et du sexuel, comme à son habitude.

– 21h, allons tenter de sauter plus haut et plus follement qu’Hervé Salters, le Général Elektriks. Toujours un grand plaisir de retrouver le monsieur, ce sera une première pour moi dans un cadre aussi grand, on va voir comment il se débrouille en dehors des petites salles intimistes…

– Petite pause pour prendre le temps de diner un peu en écoutant de loin quelques groupes au hasard (genre les Foo Fighters), jusqu’à 23h et les hostilités finales. Gros dilemme : Paul Kalkbrenner est à 23h20 à la Cascade, Death in Vegas à 23h30 sur la scène Pression Live. Je prends le pari d’écouter les premières minutes du concert du berlinois, en espérant qu’il commence son live avec le magique Altes Kamuffel. Avant de filer ensuite voir et écouter DIV, dont les lives ont toujours été totalement hypnotiques tant par le son que par les projections visuelles.

Addictions, part 3 : avec modération

Second volet de votre thématique préférée, bande de petits polytoxicomanes.

J’aime l’alcool. J’aime son goût, particulièrement quand c’est un Gevrey-Chambertin, un grand cru de champagne ou un cocktail réalisé par Seb.

J’aime l’ivresse, l’euphorie, l’envie de danser jusqu’à l’aube. Et j’ai parfois du mal à m’arrêter…

Fox N Wolf – Youth Alcoholic
CSS – Alcohol
Dent May – I’m An Alcoholic
Serge Gainsbourg – Intoxicated Man
Loka – My Life’s In These Bottles

Ma collec de tickets-consos non utilisés, preuve que je ne bois pas tant que ça...

ALLEZ TOUS VOUS FAIRE ENCULER

Y’a des lundis comme ça, où on a très envie d’être sincères avec son réveil, les gens dans métro, son patron, ses collègues et ses clients.

Lily Allen – Fuck you

CSS – Fuck Off

Babyshambles – Fuck Forever

The Vines – Fuck the world

Ike & Tina say Hi