Archives de Catégorie: vendredi c'est Party

les voeux à +6 / -6

J+ 6. Sixième jour de l’année.
Il est temps de se bouger pour les voeux officiels.
Que vous souhaiter de particulier en cette année extraordinaire -qui devrait compter un jour de plus mais qui pourrait en compter 9 de moins si la fin du monde arrive- ?

M-6
Six mois pile avant Calvi, édition spéciale décade-anse.
J’ai commencé ma wishlist et mon lobbying.

Donc avant tout, je vais vous souhaiter une très belle année de musique.
Et un très bel été.

Rendez-vous ce soir au Bar 21 pour les voeux officiels du Clichey Crew, on va vous asperger les oreilles du tout ce qu’on a aimé de 2011, et du meilleur de ce que 2012 nous réserve. On va faire une simulation de fin du monde sur 30m2, juste pour se préparer à ce qui nous attend.

en musique :
R.E.M. It’s The End Of The World As We Know It (And I Feel Fine!) MTV unplugged

Le Sport – Its Not The End Of The World (But I’m Waiting) Dsico’s Remix

Skeeter Davis – End Of The World

Le programme du vendredi, léger comme une plume

Ce soir j’aimerais être partout, voleter toute la nuit, à tire-d’aile d’un lieu à l’autre. Du point FMR au Nouveau Casino, de Maxim’s au Cirque.

Et aussi au Culture Hall pour retrouver le gang de PopCorn qui m’a fait tant plaisir cet été sur la péniche, et écouter Daso dont je viens de découvrir le son.

Daso – Open Cage (Original Mix)

Samedi je jouerai peut-être ce morceau, dans une cage ouverte, entouré d’oiseaux de nuit, pour l’anniversaire de Khady.

pur plaisir

If you look upon my face
you are watching now the devil.

Clip du mois, évidemment.
(merci Coco 3B)

Ce morceau sera peut-être joué ce soir à notre petite sauterie du Soleil de Minuit. Et le clip sera mimé en live par des stagiaires du Clichey Crew.

en qualité

En qualité de fan de Mickael Jackson depuis que j’ai rêvé grâce à lui d’avoir un bébé tigre, je me dois de vous dire que ce morceau existe :

Jackson Five – dancing machine Julien Parisé’s resurection mix

et aussi de vous certifier qu’il sera joué au moins une fois, peut-être après un blanc un peu long et gênant, vendredi soir pour un Soleil de Minuit au Bar 21, où Clichey a prévu de se battre à mort quasi-nu dans de la nourriture bio avariée face aux psychopathes qui se cachent derrière Des-Chibres-Et-Des-Lettres (.blogspot.com/).

Et si on est vraiment trop mauvais pour vous, venez quand même, il ne vous en coûtera que 2€ pour nous jeter une bière à la gueule. 9h-3h.

Festival !

Ca faisait longtemps que je n’avais pas fait un festival. En dehors de Calvi je veux dire. Un vrai festival, avec de la boue, de la bière, et plusieurs scènes qui obligent à courir de l’une à l’autre pour ne rien rater de sa sélection. Direction Rock en Seine aujourd’hui.

Un festival réussi, c’est avant tout une organisation sans faille :

– des bottes en plastique pour patauger joyeusement dans la boue. Voire pour patauger dans la bière quand un de vos potes un peu con passe les concerts à vous vider ses pintes dans les bottes.

– un parapluie, on ne sait jamais. Ou un poncho, qui sert à la fois à se protéger des grosses averses, à s’asseoir dans la boue, et même à se planquer un peu pour rouler tranquille.

– un T-shirt cool. On évitera de porter celui d’un groupe présent au festival, trop groupie. J’hésite aussi sur le « Ride live à Reading 1992 », ça fait un peu vieux con vu que ça risque d’être l’année de naissance d’une bonne partie des festivaliers. Porter le T-shirt de calvi dans la boue c’est péché. Je me plongerai dans mon dressing au dernier moment, on verra bien.

– des potes. Parce qu’un festival tout seul, c’est pas vraiment un festival.

et surtout une bonne analyse de la programmation, pour optimiser son programme de déplacement. Pour moi aujourd’hui ce sera

– un démarrage à 17h35 avec Herman Dune, que je n’ai pas vus depuis longtemps et que j’ai ratés à Calvi cet été pour cause de barbecue tardif. Parfaite mise en jambe accompagnée d’une première bière.

– on enchaine a18h25 avec CSS. Montée dans l’énergie, et certainement une bonne présence scénique.

– 20h, The Kills enchaine sur la même scène (la grande). Le duo devrait envoyer du bon, du lourd et du sexuel, comme à son habitude.

– 21h, allons tenter de sauter plus haut et plus follement qu’Hervé Salters, le Général Elektriks. Toujours un grand plaisir de retrouver le monsieur, ce sera une première pour moi dans un cadre aussi grand, on va voir comment il se débrouille en dehors des petites salles intimistes…

– Petite pause pour prendre le temps de diner un peu en écoutant de loin quelques groupes au hasard (genre les Foo Fighters), jusqu’à 23h et les hostilités finales. Gros dilemme : Paul Kalkbrenner est à 23h20 à la Cascade, Death in Vegas à 23h30 sur la scène Pression Live. Je prends le pari d’écouter les premières minutes du concert du berlinois, en espérant qu’il commence son live avec le magique Altes Kamuffel. Avant de filer ensuite voir et écouter DIV, dont les lives ont toujours été totalement hypnotiques tant par le son que par les projections visuelles.

Shake your pants !

Shake your pants,
I like the way you dance.

Shake your pants,
For action and romance.

2 semaines

Plus que 14 jours, avant de se retrouver à nouveau entre amis, au soleil, à danser dans l’eau.
Back to the same old place we love…

Genius of Time – Same old place

Getting closer ©DVLS 10

On fête le compte-à-rebours final au Napoléon ce soir, venez pour la dernière Empire Week-End avant l’été.

Et dimanche, passez sur la Péniche Concorde Atlantique pour la 2e Terrassa de la saison. Milos et moi vous avons préparé un set électro qui sent bon le sable, la pomme de pin, le rosé et le bocconcini !

Ninja Warriors XX

Impossible pour moi d’aller célébrer les 20 ans de Ninja Tune autrement qu’avec un ami de 20 ans, puisque les deux sont indissociablement liés.
C’est donc Flic que j’ai retrouvé, accompagné de quelques bières, d’une pizza et d’une bouteille de Montepulciano, histoire de se réchauffer un peu après avoir pris la pluie froide qui s’abattait sur Pigalle.
On arrive à la Machine du Moulin Rouge vers 23h. Kid Koala que nous attendons avec impatience ne sera pas aux platines avant une bonne heure et demi, et nous en profitons pour faire un peu le tour des salles. C’est pour l’instant les tauliers qui maîtrisent les lieux, puisque les deux patrons du label (et moitiés de Coldcut) se partagent la salle principale et le sous-sol. On fait plusieurs fois le tour du propriétaire, et plusieurs passages au bar mais pas trop puisque Flic a la riche idée de commander dès la première tournée des pintes de Vodka-tonic, qui annoncent bien son état d’esprit.

Jonathan Moore / Coldcut ©DVLS10

Ninja Girl ©DVLS10

Fin du set de Jonathan Moore dans la salle principale. L’équipe de Ping-Pong, Oof en tête, débarque sur la scène avec un gâteau, pendant que Kid Koala balance un son d’anniversaire. On sent le plaisir que les deux anglais ont à être là, dans ce pays qui a été si réceptif à leur travail pendant vingt ans, aux côtés de cette équipe qui a largement contribué à leur rayonnement en France.

Happy 20, Masters ! ©DVLS10

Matt Black / Coldcut ©DVLS10

Et Kid Koala reste seul sur scène. En costume de Koala, ouais mec. Une énorme hoodie en peluche bicolore avec deux grandes oreilles. Et sa tête au milieu, et toujours cet inextinguible sourire. Et toujours cette virtuosité. Et toujours ce groove évident et permanent. Il lui suffit de deux scratches pour se mettre la salle dans la poche en (ah non pardon, c’est pas un kangourou, j’ai confondu). Le set entier n’est qu’un grand moment d’énergie et de bonheur partagé. Trop court à mon goût puisque ça fait des années que je n’avais pas eu l’occasion de le voir en live, et que quelques uns de mes morceaux fétiches ont manqué à la performance.

Happy as a Koala ©DVLS10

Tout le monde les papattes en l'air ! ©DVLS10

On enchaîne ensuite sur un nouveau tour de salles, pour finir par atterrir au bar du haut, où une foule compacte danse sous les ordres d’un jeune DJ. Ca regorge d’énergie, de sourires et de connerie. On y passera un bout de temps, à faire des aller-retours entre le bar et le petit podium, avec juste quelques pauses pour aller prendre l’air sur l’escalier qui domine la grande salle, où c’est maintenant Four Tet qui balance un son excellent, mais qui ne suffit pas à nous faire redescendre de notre petit havre de connerie. Connerie qui continue à monter avec régularité, un peu comme la fatigue et la vodka-to dans le corps frêle de Flic qui évoque l’idée de déclarer forfait. Je suis moi-même un peu à cours d’élocution, donc d’arguments, mais heureusement le DJ a la bonne idée de balancer « Barbra Streisand », qui renvoie automatiquement Flic sur le dancefloor, et lui regonfle les batteries pour un bon moment. Il ne connaissait pas le morceau de Duck Sauce, et perso je ne l’avais encore jamais entendu en live, je suis définitivement conquis par son efficacité.

Ninja Skin ©DVLS10

4h. Flic tente une nouvelle fois de me pousser vers la sortie. J’accepte, mais à condition de passer par la salle principale, où une espèce de sosie de Kid Koala au rabais prend possession des platines à la suite de Four Tet. On jette un regard curieux, et il nous suffit de quelques secondes pour nous rendre compte que ça va envoyer du super lourd. Evidemment, puisqu’en fait, c’est DJ Kentaro. A partir de là, je ne me souviens plus très bien des détails, à part qu’il y avait beaucoup de sueur, beaucoup de sauts dans tous les sens, des gens qui dansaient sur scène, et des sourires extatiques plein la salle.

DJ Kentaro ©DVLS10

Booyaka ! Booyaka ! ©DVLS10

Impossible de partir avant 5h 1/2 du mat’. 6 heures de danse non stop, 6 heures de rigolade, 6 heures d’énergie. On n’a peut-être plus l’age, mais il fallait bien ça pour fêter dignement les 20 ans de Ninja Tune.

Marathon

Vendredi dernier, c’était prévu, je m’y étais préparé : ça allait être chargé.

Départ du Xe arrondissement à 16h30 sous le soleil pour rejoindre les Abesses. Sur le plan, ça ne fait pas très loin, mais la côte de 3e catégorie de la rue des martyrs me rappelle que je fume deux paquets de clopes par jour. J’arrive ruisselant et au bord de la crise d’asthme au Sancerre, où nos petits camarades de Folistar commencent à installer le matos. On finit la mise en place, et je prends les platines presque à l’heure. Musique estivale pour ravir un public nombreux composé principalement de poussettes, jeunes mamans, étudiantes encore en vacances, bobos-en-wifi, chômeurs, et de quelques potes branleurs qui ont réussi à arriver tôt, ainsi que de représentants de certains autres crews qui ne commencent leur set que plus tard.
J’ai récupéré mon souffle et le sourire, et j’attaque donc les pintes de Grolsch avec autant de soin que j’apporte au son (une pinte tous les 4 morceaux), avant de passer les platines à Seb, le boss de Folistar.

Seb / Folistar ©DVLS10

Je profite de son set depuis la terrasse en discutant avec les potes, avant d’aller faire un petit tour dans le quartier pour aller saluer la concurrence (Vice, OMS, Missive…). Ca commence tout doucement, et pour l’instant, le noyau central dont on fait partie semble le plus actif.
Retour au Sancerre alors que les rues et les terrasses commencent à bien se remplir. Même Michou, en Boss du quartier, fait son petit tour accompagné de sa cour.

Michouuuuuuuuuuuu !!! ©DVLS10

Milos Djukic / Clichey ©DVLS10

C’est désormais Milos Djukic qui a pris les platines, mais je ne vais pas pouvoir en profiter longtemps puisque je dois filer à Bastille pour le concert de Donso.
Dans ce sens-là ça va, c’est de la descente au moins jusqu’à République.

Concert énorme, le mélange électro-malien conquiert la salle, et le groupe finit le concert avec le même sourire extatique que le public. Grand moment de fraîcheur. Je suis déjà largement à la bourre, et pourtant je n’ai aucune envie que ça s’arrête, et aussi très envie de repartir très vite au Mali. Si vous voulez les découvrir, il faudra attendre les Transmusicales de Rennes, en décembre.

Pierre (aka Krazy Baldhead) / Donso ©DVLS10

Machines, Donso n'goni et Chant, le mélange magique ©DVLS10

Donso / Percus et guitare ©DVLS10

Fini de rigoler, je réattaque la montée vers les Abesses, toujours en vélo (mais avec l’ordi et la table de mixage en moins par rapport au premier trajet). J’atteins la butte juste avant 23h, et j’hallucine sur la marée humaine qui emplit la place et toutes les rues adjacentes. De la folie pure. Tous les bars ont déjà coupé le son, mais les gens ne bougent pas, tout le monde semble content de se retrouver là. On profitera d’ailleurs encore une bon bout de temps de la terrasse du Sancerre, pas pressés d’aller se frotter à la foule qui se presse à l’entrée de la Machine du Moulin Rouge. Les nouvelles variant assez peu, on décide même d’aller manger un morceau, en regardant la butte commencer à se vider petit à petit.
1h du matin, le ventre plein et l’enthousiasme débordant, malgré des échos toujours pessimistes de la porte de la Machine, on se met en chasse d’un bar accueillant. Peine perdue, la plupart sont bondés, les autres ferment, en amont comme en aval de Pigalle (à moins d’aller tenter du bar à entraineuse, mais ça fait un peu cher le verre). On perd progressivement une bonne partie de notre groupe, jusqu’à se décider, avec Flic, à tenter en duo notre chance à l’Elysée Montmartre pour l’anniversaire Ninja Tune, puisqu’il a deux places et que sa femme a déclaré forfait.
Mister Scruff est aux platines, les verres sont bien chargés, et on profite du spectacle une petite heure et demie avant que Flic n’abandonne sur un wizz-coke de trop.

Ninja Tune XX / Mr Scruff ©DVLS10

Je file vers la Machine. Il reste encore un peu de queue, mais j’arrive à me faufiler avec un peu d’aide, et je rejoins quelques potes pour boire des coups pas forcément nécessaires mais éminemment sympathiques. Je ne prends même pas le soin de faire le tour de l’établissement, on a Tekilatex sous les yeux, et ça suffit largement.

Tekilatex @ Grrrr Afterparty ©DVLS10

5h, fin de la seconde bouteille de vodka, certains évoquent Régine’s, d’autres un plat de pâtes dans un appart’ du quartier. Je choisis la seconde option, qui me parait beaucoup plus sage. Mais j’abandonne mes amis en chemin pour aller récupérer mon vélo. C’est à ce moment là que je me souviens que c’est l’heure du set d’Herbaliser à l’Elysée Montmartre. Hop, crochet rapide. Le videur m’explique qu’il ne laisse plus rentrer personne, mais appareil photo en main, je réplique que je suis là pour bosser, que si ça ne tenait qu’à moi je serais dans mon lit depuis longtemps, et qu’il n’a qu’à appeler son responsable. Il me croit, et je me délecte de 3/4h de set.

Ninja XX / Herbaliser ©DVLS10

C’est l’heure de rejoindre enfin mes potes, qui m’attendent autour d’un single malt qui me fait réaliser que j’ai largement dépassé mes AJRA (apports journaliers recommandés en alcool). J’avale quelques pâtes, et je file au lit, en remerciant le fixie qui m’ouvre le chemin sur la piste cyclable de Magenta (ma mise au point commence à être légèrement défaillante), et en me disant que c’est quand même dommage de n’avoir pas trouvé le temps de passer faire un tour à Oberkampf pour les 10 ans de Tigersushi.

Fin du marathon, et je peux vous le dire : c’est vraiment un sport de con.

Beck – Run Run Run (Velvet Underground cover)