Archives mensuelles : octobre 2010

Old School

Parce que le Hip-Hop, c’est connu, c’était mieux avant.

Alors on commence par un petit medley des flows qui ont en partie bercé mes années 90.

Et on continue dans le moderne, mais sous un look vintage : les chics types de Folistar (avec qui on a passé des chics disques cet été à la Boumette, et au Sancerre pour la Grrrrr Block Party) viennent de signer un petit nouveau. Von Thomas, je connaissais son talent pour faire de belles images et les monter avec classe, mais je ne savais pas qu’il faisait de la musique, et qu’il se servait de vidéo pour ça. Et ça donne un clip super efficace pour se dandiner devant, à l’ancienne.

Von Thomas – 80 Glocks

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Grand Palais

tout en images, click to enlarge.

avec juste un petit fond sonore de Yuksek.
MP3 : Yuksek – So Far Away From The Sea (The Twelves Remix)

Les temps sont durs

Pour tout le monde. Il pleut, on devient gris, on s’enrhume. On galère un peu niveau thune. Comme chaque année, la rentrée dans l’automne se fait un peu péniblement.

Petit rayon de soleil au milieu des feuilles mortes : fin septembre les Roots et John Legend ont sorti un album de reprises Soul des années 60 et 70 qui va nous aider à retrouver le sourire et la bonne humeur.

Petite dédicace pour toi Jérôme, à écouter 4,9 milliards de fois dans ta cellule :

MP3 : John Legend & The Roots – Hard Times (Feat. Black Thought)

ou à voir en vidéo :

 

La Musique c'est la Santé !

Et une petite pensée pour Colette Renard, dont j’avais posté un morceau il y a deux jours. Bonne Nuit, Mademoiselle.

 

Haute fidélité

Ayant été élevé par un labrador noir,

j’obéis parfaitement à la voix de mon maître.

Surtout quand elle me caresse l’oreille.

« I pay my respect to the Voice… »

chante Aloe Black,

qui sait de quoi il parle.

Le 14 octobre au Trabendo.

Donc tu cliques là et tu écoutes :

MP3 : Miguel Atwood-Ferguson – Deliver the World (Feat. Aloe Blacc)

et tu prends une place s’il en reste.

Moi j’y serai.

Pour faire le beau.

Valéry & Monopold Ducker II ©DVLS10 feat. D6

A la rue, à la joie

Nous sommes les hommes de la rue.
Nous arpentons le pavé toute la journée, à la recherche d’un coin de porte qui nous protège pour la nuit, en quête d’un fruit trop mûr oublié sur un marché, d’un reste de repas que vous auriez négligé. Nous marchons vers une vie meilleure ou pour fuir celle si terrible qui nous est offerte. Nous courons parfois devant la police, et souvent derrière vos calèches, dans l’espoir d’une pièce que vous lâcherez avec plus de dédain que de pitié. Nous nous courbons sur votre passage, un peu honteux c’est vrai, mais aussi parce que c’est bien la posture la plus habile pour tenter de vous dérober une bourse ou un bijou.
Nous sommes les clochards, les va-nu-pieds, les sans-abri, les sans-le-sou. Il n’y a bien que de noms dont nous ne manquons pas. Et de ruse, et d’astuce, et de ressource aussi. La ville est à nous bien plus qu’à vous, même si nous n’avons pas de titre de propriété. Nous y vivons jour et nuit, en savons tout, et la remplissons de nos cris.

Nous sommes les femmes de la rue.
Nous sommes le vice, l’envie, le désir et le plaisir. Nous sommes au fond de toutes les tavernes, et au coin de chaque rue. La ville est à nous bien sûr, puisque nous en tenons les murs, nonchalamment. Nous portons le verbe aussi haut que le jupon, pour vous faire rougir ou frémir, fuir ou durcir. Nous offrons nos charmes, mais juste à vos regards fuyants et à vos fantasmes cachés. Pour avoir un plus ample aperçu de nos talents, il vous faudra faire preuve de générosité. D’une très grande générosité, c’est le prix de notre chair, de notre chaleur, de nos soupirs, de nos râles, de nos compétences, et surtout de notre silence. Nous jouons à merveille du maquillage, du corset, de la langue, du rond de jambe et de la danse. Qu’importe l’artifice pour vous tourner la tête.
Nous sommes les putes, les traînées, les catins dites-vous. Mais nous sommes juste les filles de la rue. Les filles de Joie.

Nous sommes le Peuple de la Rue.
Et nous allons vous prouver le 16 octobre que nous sommes, malgré tout ce que vous pensez de nous, les meilleurs.

Nous sommes la WeBe Family, et nous serons les seigneurs du Bal des Canailles.

Tremblez, braves gens.

MP3 : Alexis HK – Nous sommes revenus
vidéo : Colette Renard – Les nuits d’une demoiselle

Supertramp !

Filles de Joie

Si vous désirez rejoindre la Famille Webecome, envoyez votre candidature à Papa ou Maman…

Ninja Warriors XX

Impossible pour moi d’aller célébrer les 20 ans de Ninja Tune autrement qu’avec un ami de 20 ans, puisque les deux sont indissociablement liés.
C’est donc Flic que j’ai retrouvé, accompagné de quelques bières, d’une pizza et d’une bouteille de Montepulciano, histoire de se réchauffer un peu après avoir pris la pluie froide qui s’abattait sur Pigalle.
On arrive à la Machine du Moulin Rouge vers 23h. Kid Koala que nous attendons avec impatience ne sera pas aux platines avant une bonne heure et demi, et nous en profitons pour faire un peu le tour des salles. C’est pour l’instant les tauliers qui maîtrisent les lieux, puisque les deux patrons du label (et moitiés de Coldcut) se partagent la salle principale et le sous-sol. On fait plusieurs fois le tour du propriétaire, et plusieurs passages au bar mais pas trop puisque Flic a la riche idée de commander dès la première tournée des pintes de Vodka-tonic, qui annoncent bien son état d’esprit.

Jonathan Moore / Coldcut ©DVLS10

Ninja Girl ©DVLS10

Fin du set de Jonathan Moore dans la salle principale. L’équipe de Ping-Pong, Oof en tête, débarque sur la scène avec un gâteau, pendant que Kid Koala balance un son d’anniversaire. On sent le plaisir que les deux anglais ont à être là, dans ce pays qui a été si réceptif à leur travail pendant vingt ans, aux côtés de cette équipe qui a largement contribué à leur rayonnement en France.

Happy 20, Masters ! ©DVLS10

Matt Black / Coldcut ©DVLS10

Et Kid Koala reste seul sur scène. En costume de Koala, ouais mec. Une énorme hoodie en peluche bicolore avec deux grandes oreilles. Et sa tête au milieu, et toujours cet inextinguible sourire. Et toujours cette virtuosité. Et toujours ce groove évident et permanent. Il lui suffit de deux scratches pour se mettre la salle dans la poche en (ah non pardon, c’est pas un kangourou, j’ai confondu). Le set entier n’est qu’un grand moment d’énergie et de bonheur partagé. Trop court à mon goût puisque ça fait des années que je n’avais pas eu l’occasion de le voir en live, et que quelques uns de mes morceaux fétiches ont manqué à la performance.

Happy as a Koala ©DVLS10

Tout le monde les papattes en l'air ! ©DVLS10

On enchaîne ensuite sur un nouveau tour de salles, pour finir par atterrir au bar du haut, où une foule compacte danse sous les ordres d’un jeune DJ. Ca regorge d’énergie, de sourires et de connerie. On y passera un bout de temps, à faire des aller-retours entre le bar et le petit podium, avec juste quelques pauses pour aller prendre l’air sur l’escalier qui domine la grande salle, où c’est maintenant Four Tet qui balance un son excellent, mais qui ne suffit pas à nous faire redescendre de notre petit havre de connerie. Connerie qui continue à monter avec régularité, un peu comme la fatigue et la vodka-to dans le corps frêle de Flic qui évoque l’idée de déclarer forfait. Je suis moi-même un peu à cours d’élocution, donc d’arguments, mais heureusement le DJ a la bonne idée de balancer « Barbra Streisand », qui renvoie automatiquement Flic sur le dancefloor, et lui regonfle les batteries pour un bon moment. Il ne connaissait pas le morceau de Duck Sauce, et perso je ne l’avais encore jamais entendu en live, je suis définitivement conquis par son efficacité.

Ninja Skin ©DVLS10

4h. Flic tente une nouvelle fois de me pousser vers la sortie. J’accepte, mais à condition de passer par la salle principale, où une espèce de sosie de Kid Koala au rabais prend possession des platines à la suite de Four Tet. On jette un regard curieux, et il nous suffit de quelques secondes pour nous rendre compte que ça va envoyer du super lourd. Evidemment, puisqu’en fait, c’est DJ Kentaro. A partir de là, je ne me souviens plus très bien des détails, à part qu’il y avait beaucoup de sueur, beaucoup de sauts dans tous les sens, des gens qui dansaient sur scène, et des sourires extatiques plein la salle.

DJ Kentaro ©DVLS10

Booyaka ! Booyaka ! ©DVLS10

Impossible de partir avant 5h 1/2 du mat’. 6 heures de danse non stop, 6 heures de rigolade, 6 heures d’énergie. On n’a peut-être plus l’age, mais il fallait bien ça pour fêter dignement les 20 ans de Ninja Tune.

Nuit blanche

J’ai pas encore eu le temps d’éplucher la programmation, je ferai ça dans la journée. Mais je tiens à féliciter Jean-Luc Delarue pour la très belle affiche qu’il a imaginé pour l’édition 2010.

Nancy Sinatra – The City never sleeps at Night

événement culturel majeur ou poudre aux yeux ?

La programmation est disponible ici, ou en appli iPhone gratuite.