Black Rebel Motorcycle Club

Ca fait une semaine que je tourne en rond, cherchant une façon de parler de la claque que j’ai pris devant le dernier film que j’ai vu.

Staff Benda Bilili est un film sur des musiciens handicapés vivant dans les rues de Kinshasa (République Démocratique du Congo, un petit coin d’enfer si vous ne faites pas partie de l’élite locale). On suit ce groupe composé à moitié de malades de la polio, circulant sur leur tricycles fait maison (tout comme leurs guitares, percus ou autres instruments), dans leur quête de la gloire.
Non, c’est nul, ça.

Staff Benda Bilili est un conte dissimulé sous un documentaire, oeuvre de deux réals français qui, au hasard d’un travail sur les musiques urbaines dans la capitale congolaise, se sont pris de passion pour ces hommes et ces gamins, allant jusqu’à remuer ciel et terre pour les aider à enregistrer leurs premiers morceaux et leur premier album (« très très fort »), puis à organiser leurs concerts, leurs tournée (européenne et mondiale), jusqu’au succès. Un peu comme Buena Vista Social Club.
Non, c’est nul, ça.

Staff Benda Bilili est simplement un grand moment de fraîcheur, un ovni cinématographique. Parce qu’il est rare qu’un réalisateur ait l’énergie de suivre son sujet durant cinq ans. Que cet acharnement et cette implication a permis une proximité incroyable avec les sujets du film, dans la galère comme dans les premiers succès. Au coeur de leur ville, de leur quartier, de leur maison ou du zoo où ils se retrouvent généralement, comme derrière eux en tournée à la découverte de tout (l’avion, l’Europe, la neige, le succès). Et on ne peut s’empêcher d’être en totale empathie avec eux, tout simplement parce qu’ils débordent d’envie et d’énergie, d’humour et de simplicité.

J’ai eu, après avoir vu le film, la chance de les croiser deux fois la semaine dernière puisqu’ils étaient sur Paris. Et même s’ils ont tourné dans le monde entier, fait la première partie des concerts de Blur, que des groupes japonais font des covers de leurs morceaux, et qu’Agnès b. les habille désormais, la simplicité est toujours intacte, au-delà des apparences (ça tombe bien, c’est le sens du nom du groupe en Lingala).

Le film sort demain, allez le voir, c’est un ordre.

Ricky le Boss, entouré de son groupe ©DVLS10

Coco et Roger le virtuose du Satongé ©DVLS10

Cooly Music made in RDC ©DVLS10

Home Made Guitar ©DVLS10

Très Très Fort ! ©DVLS10

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2 réponses à “Black Rebel Motorcycle Club

  1. J’ai vu un reportage sur eux la semaine dernière qui donnait bien bien envie de voir ce film et de les voir chanter et danser comme des oufs en concert. Ils ont un joueur de chépakoi (une sorte de gratte sur un petit bidon) qui est juste mega impressionnant!

  2. Il en a fallu du temps pour voir arriver le cinéma ici !!!!
    (OH YEAH MAN, GOD BLESS YOUR SOUL !)

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