Archives mensuelles : août 2010

Carte Postale Calvaise #5 : le sale petit voyage

Le prix du meilleur concert du festival est attribué à :
YUKSEK.

Un live hyper efficace, bourré d’énergie, qui a collé en quelques secondes à tout le public un sourire benêt et une envie irrépressible de sauter partout.

Yuksek – Little Dirty Trip (Vicarious Bliss Remix)

Pure Energy ©DVLS10

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Carte Postale Calvaise #04 : le tube de l’été

Je suis une haliotide. Plus communément appelée Oreille de Mer (ou oreille de Vénus). Je m’épanouis dans l’eau, j’étincelle au soleil. Et comme mon nom l’indique, je me nourris de musique.

C’est un de mes petits plaisirs obligatoires d’aller récolter des oreilles de mer au fond de l’eau à chaque festival, dans les rochers de la Revellata ou de Spano. Une routine qui rythme chaque été.

Une autre routine incontournable, c’est de choisir la moustache que je vais arborer le temps du festival.

La dernière routine consiste à déterminer le tube de l’été. Choisir la bombe musicale qui me marquera immédiatement et définitivement et sera associée à vie à une cuvée COTR en particulier.

Enorme interrogation cette année. Pour la première fois, je n’ai aucun indice avant d’arriver à Calvi. Rien qui me permette de savoir qui va prendre la suite de Stand on the World, Beggin’, Daft Punk is Playing at my House
J’ai failli miser encore une pièce sur LCD et leur éthylique Drunk Girls, ou une autre sur Baby I’m yours de Breakbot, vu que j’ai passé le printemps à fredonner « listen baby, your wish is my command ».

Mais finalement, j’ai laissé le festival décider pour moi. Grâce à Ken qui est revenu tout excité un après-midi de l’Octopussy, où il venait de faire la connaissance de Lucio Battisti. Enfin de sa petite perle de chanson d’amour italienne de 1976.

Le morceau ne nous a plus quitté de tout l’été, bande-son idéale de piscine, de la sieste à l’apéro, tout en douceur, en chaleur et en pas chaloupés.
Et j’avoue que ça nous a nous a fait violemment marrer de chanter à tue-tête « dans la chatte non e posibile » (oui mon italien est très approximatif).

Bonne fin de mois d’août à tous, et bonne piscine à tous ceux qui en ont encore une à disposition (vafanculo).

Lucio Battisti – Ancora Tu

Haliotides, récolte 2010 ©DVLS10

Carte Postale Calvaise #03 : LOVE

Ca me fait doucement rigoler que la terre entière soit persuadée que quelques milliers de personnes se rendent à Calvi pour la qualité de la programmation.

Faut vraiment être un abruti pour ne pas comprendre que tout ce qui nous intéresse, c’est de profiter du cadre romantique et de la profusion d’alcool pour tenter de pécho.

Parce que c’est pas une fois rentrés à Paris, livides, tristes et amorphes, qu’on va enflammer les coeurs.

Cut Copy – Hearts on Fire (Holy Ghost! Remix)

Baby-belle-Deschamps ©DVLS10

Mat 'n Flow ©DVLS10

Carte postale Calvaise #02 : Hop, Cascade !

Calvi, c’est aussi tout simplement aller se baigner dans les rivières avec des artistes en cohérence avec leurs morceaux. Classe, simple et revigorant.

MyElectroMachine – Waterfalls

Lazy ? ©DVLS10

Daisy ! ©DVLS10

(Dommage que Pantha du Prince n’ai pas pu venir aussi)

Carte Postale Calvaise #01 : The End of the World

Huitième édition de Calvi On the Rocks, la septième en ce qui me concerne. En toute logique, je suis sept ans moins jeune qu’en 2003. Si j’arrive encore à me passer de mon déambulateur (pas très pratique de toutes façons sur la plage), je commence à avoir besoin de mon petit confort. Je supporte de plus en plus mal de rester debout, voire pire de me faire bousculer, et les cris des ados surexcités font grésiller mon sonotone. J’ai donc passé l’âge de fréquenter l’Octopussy (au moins pendant le festival, dès que le calme y revient je peux y retourner pour profiter d’Anto et de son crew).

Mais ce qui est bien quand on vieillit, c’est qu’on a de plus en plus d’influence. Et cette année, la pression mise sur les organisateurs a enfin porté ses fruits : Nous avons eu droit à notre petite plage « spécial troisième âge » : le Bout du Monde.

On s’est vraiment retrouvés chez nous au Bout du Monde, un peu comme l’était l’Octo à l’époque où je régnais en maître sur le lit à baldaquin : du monde mais pas trop, du bon son sans violence pour faire danser les mômes et les adultes, des tables de bistro dans l’eau pour boire des coups en se rafraîchissant les mollets, sous les ordres musicaux de Mademoiselle Stéphanie et de ses invités de marque : Vincent Vega, Ivan Smagghe, Holy Ghost, Tigersushi qui fête ses dix ans…

Merci aux organisateurs pour ce petit coin de bonheur garanti.

Le Sport – Its Not The End Of The World (Dsico’s « But I’m Waiting » Remix)

Le Bout du Monde ©DVLS10

Mademoiselle Stephanie & Vincent Vega ©DVLS10

Apéro aquatique ©DVLS10

I lovesymbol Calvi ©DVLS10

fin de fin de semaine

C’est lundi, il faut reprendre le taf et oublier le week-end.
Perso je ne suis pas prêt d’oublier cette saloperie de mouette qui m’a chié dessus (sur mon boitier d’appareil plus précisément).

Direction l’école en trainant la jambe, et en chantant avec Ladytron pour se donner du courage.

Ladytron – Week-end

… « Friday is the fever
And Monday the destroyer
You are a permanent feature
Perpetual weekend
(…)
You took the “end”
You took the “end” out of the weekend »

je chierais bien sur une mouette, là ©A.M.

Sweet Times ©DVLS10

ouais bon

Je devais pas repartir.

Je devais faire plein de trucs certainement très intéressants, mettre un peu d’ordre dans ma vie, passer à la Boumette samedi soir fêter les trente ans de Marty, donner une leçon de barbecue en banlieue dimanche. Mais j’annule. parce qu’une voiture m’emportera gracieusement demain au bord de la falaise. En altitude mais au bord de la mer, au chaud mais dans le vent, au soleil mais au Nord.

Et l’idée de me réveiller de ma sieste au bord de l’eau, le doux son d’un vinyle dans les oreilles, et quelques bonnasses sorties du passé se dandinant à mes côtés ne me permet pas d’hésiter une seconde. I fuckin’ love Travelling (even if it’s only for 3’15 »).

Allez salut. En mon absence, veuillez contacter Mayer Hawthorne. Your Easy Lovin’ Ain’t Pleasin’ Nothin’…

J'ai mis un Hummer dans la piscine, West Coast style ©DVLS10