Archives mensuelles : juin 2010

CALVI

Décollage !
Friendly Fires – Jump In The Pool (Thin White Duke Remix)

Plouf ! ©N. Doundov

Le top 3 des Stars de la World Cup

Si on fait exception de rares surprises, blagues, déculottées ou matches haletants (il y en a eu, mais bien peu), on s’est quand même bien fait chier sur les poules, faut admettre.

Voici donc le top trois des trucs qui ont réussi à nous réveiller en coupe du Monde.

Prix spécial du jury, numéro 4 mais pas loin du podium : Diego el Dies. Empereur des interviews, dézingueur d’icônes. Lui, il a le droit d’être un ancien cocaïnomane, d’être le champion toutes catégories du but de la main, et surtout de dire « sucez-moi tous la bite » après la qualification de son équipe, il ne risque pas de se faire convoquer par son président.

Number Three :

Le ballon. Celui avec lequel on marque, en tous cas celui avec lequel on devrait. Presque !!!! La faute a ces foutues trajectoires flottantes, improbables, imprévisibles. Pourtant, il n’a jamais été aussi rond, ce ballon. D’ailleurs c’est des machines qui le fabriquent, les p’tits pakis ils ne savent pas faire des ballons vraiment ronds à croire qu’ils n’ont jamais fait d’études.

Numéro Dos

Le Vuvuzela. Je ne vais pas me répéter sur le sujet, ce serait déjà le début d’une cacophonie.

And the Winner is :

L’Equipe de France, et sa palette d’émotions. Du rire, des tensions, des larmes, de la haine. On remerciera bien evidemment les autres de n’avoir pas été brillants sur le terrain et de nous permettre d’exister juste en gesticulant. On se complaira de la qualité du scénario de l’échec total, achevé, attendu. On soupirera d’avoir réussi à finaliser le spectacle avant que l’Italie, Championne du Monde en titre, ne nous vole la vedette en se faisant sortir comme à nos plus belles heures coréennes.

Vous je ne sais pas, mais moi j’attends simplement le début des 1/8e et des matches à élimination directe. On se délectera d’un spectacle sans calcul. On espèrera un vainqueur flamboyant.

Du plaisir pur, du football tout simple. Sans attente, sans honneur, sans aigreur, sans haine. Et surtout sans jugement.

Mais je vous rassure, je garde un goût amer dans la bouche. Encore plus quand je caresse le ballon qu’on m’a offert : un de ceux qui ont servi au match France-Afsud, un de ceux qui aurait dû servir à nous qualifier.

Fail, Fight, Strike : nothing is impossible

Jabulani, sur le podium

Match 34

Pe*Tanc

Tirer un trait sur le ballon. En faisant des lignes à la Pétanque.

C’est l’excellente idée qu’a eu WeBecomeAgency juste après la fin du tragicomique France-AfSud.

Rendez-vous dans un joli petit jardin caché dans le 9e arrondissement pour une pétanque-mojito. Du son estival en accord avec la météo distillé par Julia, des mojitos arrangés à volonté à grand coups de fruits frais par les barmen de Pampero, et des équipes surmotivées pour en découdre à coup de boule. Non sans au préalable avoir revêtu gants et combinaisons, puisque l’idée était de lancer des boules soigneusement enduites de peinture, afin de tenter d’imiter les lignes colorées de Tanc (qui fait aussi des lignes en boules, d’ailleurs, comme pour la très belle affiche de l’excellent festival de cinéma Européen Mamers en Mars). Pendant ce temps, Tanc peint des boules pour les gagnants (oui je sais c’est compliqué).

Boule de Tanc

Donc on joue sur toile, un verre à la main, on tente des trajectoires esthétiques et efficaces, on gère la dose de peinture et le dripping, on fait parfois des chefs d’oeuvre, à coup de fines lignes de couleurs qui se transforment en points gagnants.

Jurassic 5 Feat. Nelly Furtado – Thin Line

Ca finit par rentrer

Retour à la maison. Fini de faire les clowns avec les salières, fini de jouer les cégétistes, fini de faire rire la terre entière.

Whitey – Send Out The Clowns

Raymond, on se fait signe très vite.

Au revoir, les amis. Bon courage au nouveau Président

Hit me with music

…and I will feel no pain

Rions un peu avec le foot

…Mais ne rions pas de la France. Car la France va écraser la Soussaf, pendant que Mexique et Uruguay s’étriperont pour éviter les albicelstes en huitième (et hop ça y est on parle pointu). La France va se réveiller à l’image de ce qu’elle porte lourd, sur le coeur.

En attendant le dernier combat du Coq, continuons à profiter des poules. De ces matches incertains où l’Allemagne gagne à la fin mais pas tous le temps, où l’Espagne se prend une raclette (ou un bon hold-up) par les suisses, où tout reste possible. Même le plus improbable, même le geste raté qui change le cours d’une partie.

Mais revoyons l’action-star des poules de cette Coupe du Monde au ralenti : « dans ton cul, Green ».

Booker T. And The MG’s – Green Onions

T'avais dit "J'ai" ©DVLS10

Parce qu’on s’en fout, en fait, du foot.
C’est juste un jeu.

Erratum

J’ai commis une énorme erreur dans un précédent article footballistique. J’ai eu la prétention d’expliquer le football aux filles. Tentative vouée à l’échec, j’ai finalement préféré bâtir mon équipe de rêve, féminine.

La Femme est l’avenir du Football. Parce que pendant que l’Homme transpire de peur et de bière dans un bar, la femme tout de blanc vêtue trinque au champagne face à la pyramide du Louvre. Elle sourit, elle resplendit dans la nuit, elle séduit, elle enchante, et vous fait oublier de vous intéresser au pitoyable spectacle du ballon rond. Et puis quand la nouvelle se répand enfin, la Femme grimpe sur les tables pour danser en scandant « on a perdu, on a perdu », et donne un peu plus le sourire à tous les garçons. Parfois la femme fait du poledancing sur les lampadaires de la place, et l’homme oublie jusqu’au nom du sélectionneur.
Dans une galaxie far far away de l’Afrique du Sud, la Femme dirige l’armée de l’Empire, étouffe dans l’oeuf la rebellion bleue, et mène ses Stormtroopers à la victoire jusqu’au plus obscur de la nuit.

Use the White Force ©DVLS10

Carrousel de Victoire ©DVLS10

Je continue à travailler mon football féminin demain. Kaguyahime à l’Opéra Bastille, un ballet qui promet beaucoup plus de ravissement que celui du onze tricolore.
Et ensuite, je vais danser moi aussi en cherchant les filles cachées dans le 104, et en écoutant mes petits camarades de Clichey.

Beastie Boys – Girls

Balle de Match

Ce n’est pas tout de mater des matches de foot en buvant des bières en terrasse ou vautré dans un canapé. Il faut ressentir un peu l’énergie du jeu, l’effort de haut niveau. En plus, c’est un excellent échauffement avant Calvi.
Donc lundi c’était futsal toute la soirée pour faire comme les grands en Soussaf’. Et hier, pour oublier les courbatures, stage d’oxygénation en altitude sur mon toit et partie de ping-pong-champagne.

Daisy daisy – Michelle plays ping pong (vicarious bliss match point remix)

My Personal Skyline ©DVLS10

Don't Stop ©DVLS10

Ping-Pong, part. 1 ©DVLS10

Ping Pong, part.2 ©DVLS10

Lettre d’Amour aux joueurs de Vuvuzelas

Cher vuvuzelophile,

J’admire l’énergie que tu mets à souffler dans ta petite corne en plastique.
J’adore la joie très simple que te procure cet instrument pas cher (j’espère que c’est le cas, sinon tu t’es bien fait enfler).
Je suis bluffé de ta capacité à rester focalisé sur la production permanente de son aux dépends de toute conversation avec tes voisins de stade, de toute attention sérieuse au match, et donc de toute réelle émotion face au jeu.
J’envie ton mépris de tout ce temps que tu pourrais passer à boire des bières au soleil puisqu’elles sont autorisées dans les stades Sud-Africains ; ton implication totale dans la recherche pure de l’ivresse mystique bien connue des sonneurs de trompe suisses ou népalais.

Je ne vois pas comment te jeter la pierre, j’ai moi même éprouvé ce plaisir de l’hyperventilation jusqu’à l’ivresse. Enfin presque.

C’était à Noël, j’avais 4 ans, et j’étais pas loin de mon premier nirvana psychotropique vu qu’en même temps que je soufflais dans mon petit sifflet en plastique (mes parents avaient déjà arraché le corps d’escargot de la langue de belle-mère que je passais mon temps à leur fourrer dans l’oreille ou dans le nez), je tournais sur moi même comme un derviche.

C’est con un derviche, ça voit pas du tout la baffe arriver. Et vu que ça tourne vite, ça empêche l’assaillant de bien viser, donc au lieu d’un avertissement sonore et rougeoyant sur mes très jolies joues (c’est mémé qui l’a dit en les pinçant quand je suis arrivé), ben ça a atteint le sifflet juste au moment ou je reprenais ma respiration.
Donc le sifflet, il est parti comme un missile de Govou, sauf qu’au lieu des tribunes, il est allé au fond de ma gorge.
Au début j’ai chialé, parce que ça m’a fait un peu mal, la baffe, et que j’étais pas très content qu’on m’ai volé mon sifflet.
Ensuite ça m’a fait marrer, parce que quand je respirais, ça continuait à faire « coin coin » tout au fond de ma gorge, et que plus personne n’osait me mettre de claque. Au contraire, toute la famille a voulu m’emmener à l’hôpital.
Moi quand j’ai entendu « hôpital », j’ai décidé de faire « pin-pon pin-pon » avec mon sifflet pendant tout le trajet, genre on dirait qu’on aurait une ambulance. Mais là je me suis rendu compte que j’arrivais pas à parler normalement, et donc à demander à Papa s’il avait un gyrophare. Et ça m’a fait un peu peur, parce que je me suis imaginé que j’allais peut-être couiner comme ça toute ma vie.

À l’hôpital, la gentille Madame Docteur m’a écouté le sifflet, avec l’espèce de walkman en plastoc tout pourri qu’ils ont, là. Et puis elle m’a fait des photos du dedans, mais pas comme pour grand-mère, juste avec un appareil photo qui déshabille. Et elle a dit qu’il avait pris le bon chemin, qu’il était trop loin pour « tenter l’extraction », et qu’il sortirait par les voies naturelles.
Moi je ne connaissais pas les voies naturelles à l’époque. Mais j’ai découvert le lendemain. C’est franchement pas agréable, surtout le petit rebord du bout du sifflet (le plus large) qui est un peu coupant mais je vous épargne les détails.

Les patrons du PSG m’ont demandé de ne jamais être violent, donc je refuse de satisfaire le désir de centaines de milliers de personnes sur Facebook qui réclament que je vous le fourre dans les voies naturelles. Parce que moi je sais ce que ça fait, un peu.

Je me contenterai de me souvenir de l’enfant insouciant et heureux que j’étais à Noël, et je vous offrirai un cadeau.

Je vous invite à un concert en Bulgarie, pour vous apprendre un peu les subtilités de la musique et du son. Une place de choix. Mieux que le premier rang ou les backstages. Carrément accroché bien serré à la façade du mur d’enceintes à côté de la scène. Pendant que quatre des plus grands groupes de Rock du Monde vous offriront tous leurs tubes.
Vous allez fondre de bonheur (comme vos tympans) et de fierté en assistant à ce moment unique : le concert commun de Metallica, Slayer, Megadeath et Anthrax. En plus je suis certain que ce sera dans un grand et beau stade.

Le plus dur pour moi dans tout ça, c’est que j’en suis à rêver que les Rosbifs soient en finale. Parce que c’est la garantie d’un stade intégralement rempli de supporters qui se foutent des Vuvuzelas parce qu’ils connaissent une multitude de chants par coeur, un pour chaque émotion ou chaque occasion, qui ont la capacité physique de les chanter pendant 90 minutes sans autres arrêts que ceux nécessaires au rafraîchissement de leur organe à l’aide de Lager locale, et qui vivent pleinement le match que certains auront payé un, voire deux ou trois mois de salaire au marché noir. Jusqu’à passer l’intégralité du temps additionnel à pleurer de joie en entonnant leur chants préférés.

Et dans mon rêve, Robin Leproux est dans le Stade. Il réalise enfin ce à quoi sert un public, une tribune, une ferveur, et nous écrit le jour même une jolie lettre pour s’excuser et me rendre mon Stade. Ma place. Ma voix. Et mes rêves.

Paris-Plage

Si vous cherchez une plage à Paris pour passer l’été, il y a beaucoup mieux à faire que d’aller s’entasser sur les bords de Seine.

Cette année encore, l’équipe de Glazart s’est démenée pour transformer son grand parking en un endroit accueillant, avec une buvette, des terrains de pétanque, et surtout une vraie grande belle scène de concert. Et elle va servir, cette scène vu le line-up qui va avec. En particulier le triple enchaînement de rêve de début Août : George Clinton, Toots & The Maytals et Roy Ayers, excusez du peu ! Everybody loves the sunshine, sur la plage de Glaz’.

J’irai y faire un tour dès le premier week-end, parce que ça doit bien faire 10 ans que je n’ai pas eu le plaisir de voir les Young Gods en live. J’en profiterai pour remercier les organisateurs de n’avoir pas programmé The Narcycist pendant mon séjour à Calvi. Ca m’aurait vraiment fait chier de le rater. Si vous n’avez jamais entendu ce rappeur Canadien d’origine Irakienne, jetez un coup d’oeil à la vidéo après avoir lu le line-up.

||||| JUIN ||||||
18 THE POPOPOPOPS + BOOGERS
19 THE YOUNG GODS + YOUR HAPPY END
21 FETE DE LA MUSIQUE : GLAZART DUB GATHERING
23 VICTOR DÉMÉ + ABOULAYE TRAORÉ & MOHAMED DIABY
24 BOMBA ESTÉREO + UPROOT ANDY
25 APPLAUSE + GUEST
26 DINNER AT THE THOMPSON’S + GUEST
30 KONONO N°1 + BIG BUDDHA

||||| JUILLET ||||||
01 CURSE OV DIALECT + ISWHAT?!
02 BANG BANG ECHE + SARAH W. PAPSUN
03 DUB STATION : ABA SHANTI-I + JACIN + BLACKBOARD JUNGLE SOUNDSYSTEM
04 THE GLADIATORS + COLOCKS
07 ELEPHANZ + GUEST
08 SAMMY DECOSTER + GASPARD ROYANT
09 JIM MURPLE MEMORIAL + NEW YORK SKA JAZZ ENSEMBLE
10 DOMINIQUE A + JOY
11 KIDS CREW : ATELIER CLUBBING POUR LES PETITS!
13 SOIREE CITOYENS-CITOYENNES (CITIZEN BEACH PARTY)
14 LA CHANSON DU DIMANCHE + ALEX ET SA GUITARE
15 TWIN TWIN + ADZEN
16 BALKAN BEAT BOX + LYRE LE TEMPS
17 MOON DUO + GUEST
20 INNA DE YARD : EARL SMITH, KIDDUS I, MATTHEW MCANUFF, DERAJAH, CEDRIC MYTON, CLINTON FEARON… + IRMA
21 CLUES + CERCUEIL
22 NOSFELL + BADEN BADEN
23 DUM DUM GIRLS + ANGILS & THE HIDDEN TRACKS + CARP
24 YOU AND YOU + GUEST
25 THE NARCICYST + URBAN GRIO
28 JESSIE EVANS + FIREWATER
29 EVERLAST + FOWATILE
30 JAVA + BEN MAZUÉ

||||| AOUT ||||||||||||
03 TARRUS RILEY
04 GEORGE CLINTON & PARLIAMENT/FUNKADELIK
05 TOOTS & THE MAYTALS
06 ROY AYERS + INNA MODJA
07 GÉTATCHÈW MÈKURYA & THE EX + GUESTS
13 THE AGGROLITES
26 LE BAL DES ENRAGÉS

||||| SEPTEMBRE ||||||||||||
01 PABLO MOSES + BROUSSAÏ