Art Lumettes

Aujourd’hui, je suis tombé en rade de briquet.

Y’en a qui trainent partout chez moi, et pas un qui fonctionne. J’ai été sauvé par une bête boite d’allumettes qui trainait dans ma cuisine (alors que j’ai même pas de plaques au gaz, va savoir, mais heureusement, parce que je ne me voyais pas allumer mes clopes sur les plaques vitrocéram ou dans le four de ma cuisinière).

C’est en frottant le petit bout de bois souffré que m’est revenu le souvenir d’un artiste que j’ai découvert il y a un peu plus de deux ans, à la faveur d’un improbable diner chez un riche collectionneur d’art de très bon goût. au milieu de son salon regorgeant de merveilles, j’ai été immédiatement attiré par une tête humaine accrochée au mur telle un trophée de chasse, criblée de quelques carreaux d’arbalète. Ce n’est qu’en m’approchant un peu que j’ai perçu la texture granuleuse de la peau. Voyant ma curiosité, mon hôte m’a expliqué que le trophée était intégralement constitué d’allumettes, et m’a parlé de son coup de coeur pour l’artiste : David Mach.

Le monsieur ne se limite pas aux allumettes, il recycle aussi pour ses sculptures des cintres, des dominos, ou tout ce qui lui tombe sous la main. Il ne se limite pas à la sculpture non plus, d’ailleurs. Mais ma préférence va aux cintres, qui constituent des personnages qui semblent à la fois puissants (comme des T1000 ou des silver surfers) et pourtant aggressés par un acupuncteur fou ; et surtout aux allumettes parce qu’elles générent immédiatement chez moi l’idée que l’oeuvre est fragile et ephémère, et aussi parce qu’elles sont une sorte d’écho, à une lettre près, à l’identité de l’artiste. Quand on s’appelle Mach, on pourrait passer le mur du son (ce qui m’aurait touché aussi, vous vous en doutez), mais on peu aussi chercher la source d’inspiration qui nous est la plus proche. Mach & Matches match.

En toute logique, une petite sélection pyromaniaque de reprises du tube des Doors, qui tend à prouver que le recyclage marche aussi très bien en musique.

Al Green – Light my fire

Stevie Wonder – Light my fire

Shirley Bassey Meets Booster – Light my fire

un gorille en allumettes, c'est plus fun qu'un tour eiffel, non ?

gorille toujours, mais en cintres

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